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	<title>Presse Guinée &#8211; IMPACT</title>
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	<description>Plateforme de lutte contre la désinformation et la haine en ligne en Guinée et Côte d’Ivoire</description>
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	<title>Presse Guinée &#8211; IMPACT</title>
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		<title>Guinée : comprendre les dessous du conflit entre éleveurs &#060;&#060;étrangers&gt;&gt; et agriculteurs à Lola</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2024/04/25/guinee-comprendre-les-dessous-du-conflit-entre-eleveurs-et-agriculteurs-a-lola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Équipe Impact]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 17:25:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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					<description><![CDATA[La Guinée forestière est une région située dans le sud-est de la République de Guinée. La forte pluviométrie dans cette région favorise la pratique de l'agriculture et de l'élevage au point d'attirer des éleveurs étrangers venus de certains pays sahéliens. Cependant, la cohabitation entre agriculteurs sédentaires et ces éleveurs nomades engendre des conflits parfois meurtriers et impacte la quiétude dans des préfectures comme Lola. Dans cet article, le Comité de rédaction et d’analyse du Projet IMPACT en Guinée tente d’expliquer les causes de cette instabilité et son impact sur le vivre ensemble.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La Guinée forestière est une région située dans le sud-est de la République de Guinée. La forte pluviométrie dans cette région favorise la pratique de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;élevage au point d&rsquo;attirer des éleveurs étrangers venus de certains pays sahéliens. Cependant, la cohabitation entre agriculteurs sédentaires et ces éleveurs nomades engendre des conflits parfois meurtriers et impacte la quiétude dans des préfectures comme Lola. Dans cet article, le Comité de rédaction et d’analyse du Projet IMPACT en Guinée tente d’expliquer les causes de cette instabilité et son impact sur le vivre ensemble.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="706266" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #706266;" fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="766" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-1024x766.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-1219" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-1024x766.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-300x225.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-768x575.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-1000x748.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-230x172.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-350x262.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-480x359.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/LOLA-jpeg.webp 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Selon Lah Siomou, inspecteur régional de l’Agriculture et de l&rsquo;Elevage de la région administrative de N&rsquo;Zérékoré, que nous avons interrogé, « <em>des bouviers venus de la République du Mali, du Niger et du Tchad avec des zébus ont commencé à s&rsquo;installer dans la région entre 2014 et 2015. Certains sont installés par les autorités locales et d’autres par la population elle-même à travers des propriétaires terriens </em>».</p>



<p>Pourtant leur cohabitation avec les populations autochtones qui sont principalement des agriculteurs n&rsquo;est souvent pas facile. Ceux qui travaillent la terre dénoncent régulièrement&nbsp; la destruction de leurs cultures causées par le passage des zébus. Ils accusent cette race venue des pays sahéliens de&nbsp; voracité. « <em>Elle ravage les cultures, contrairement aux animaux connus dans l&rsquo;élevage pratiqué en Guinée</em> », assure-t-il.</p>



<p><strong>Pour les agriculteurs, « </strong><strong><em>les éleveurs sont des étrangers venus de la sous-région</em></strong><strong> »</strong></p>



<p>Des hostilités entre ces deux groupes sont fréquentes dans les localités de Foumbadou et Lainé dans la préfecture de Lola depuis 2016. Ces affrontements se soldent souvent par des cas de morts et de dégâts matériels importants.&nbsp;</p>



<p>Le 04 et le 08 janvier 2024, les mêmes conflits agropastoraux ont été observés dans la sous-préfecture de Foumbadou et dans la localité de Lainé. Des conflits ayant entraîné des dégâts matériels importants. «<em> Les domiciles de plusieurs éleveurs ont été saccagés et leurs animaux chassés par les citoyens très en colère</em> », témoigne un des habitants.</p>



<p>Selon nos informations, à Foumbadou, c’est un groupe de personnes hostiles à la présence des éleveurs qui s’est « <em>soulevés</em> » pour tenter de déloger les bouviers et leurs bœufs dans leur localité. Une semaine après ces violences survenues à Foumbadou, des nouveaux affrontements ont éclaté le 08 janvier 2024 dans la sous-préfecture de Lainé, située à 13 kilomètres de Foumbadou. Le bilan est lourd&nbsp;: « plusieurs blessés, notamment des agents des forces de l’ordre, et des habitations saccagées », selon ce <a href="https://lelynx.net/2024/02/conflits-entre-eleveurs-et-agriculteurs-a-lola-un-rapport-dong-accable-les-autorites-locales/">rapport</a> d&rsquo;un <a href="https://lelynx.net/2024/02/conflits-entre-eleveurs-et-agriculteurs-a-lola-un-rapport-dong-accable-les-autorites-locales/">collectif d’ONG de défense des droits humains</a>.</p>



<p>Selon les autorités locales, les&nbsp; violences ont eu lieu lorsque des jeunes sont venus voir le sous-préfet pour que ce dernier chasse les éleveurs de leur localité. Ils ont aussi laissé entendre qu’ils voulaient faire les mêmes choses qu’ont fait les citoyens de Foumbadou, à en croire Oualamou Sonomou, maire au moment des faits qu’on a pu joindre au téléphone. Après donc cette démarche sans suite favorable, ils ont décidé le même jour de passer à l’acte : « <em>Saccager le domicile du sous-préfet et ceux des bouviers, barricader la rentrée du village par des troncs d’arbres pour empêcher toute intervention des forces de défense&nbsp; et de sécurité</em> ».</p>



<p><strong>Un cas de mort enregistré et des policiers et gendarmes blessés…</strong></p>



<p>Venus pour le maintien d’ordre, les services de sécurité ont été bloqués à la rentrée du village avant d’accéder peu après la venue d’un renfort. Dans les altercations, trois policiers et un gendarme ont été blessés, un cas de mort et plus d’une soixantaine d&rsquo;arrestations dans le rang des citoyens de Lainé ont été enregistrées.  Une situation qui a irrité les <a href="https://www.africaguinee.com/violences-a-laine-un-mort-et-plusieurs-blesses-par-balles/">ONG</a> de défense de droits de l’Homme en Guinée forestière. Le lundi 22 janvier 2024, elles ont procédé à une déclaration devant la presse locale. Le collectif qui « <em>accuse les forces de  défense et de  sécurité des cas de vol et pillages, a invité le tribunal militaire à se saisir du dossier afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Cependant, il  s’insurge contre  la déportation de 71 personnes arrêtées en lien à ces évènements dans les maisons centrales de Kindia et Conakry avant d’exiger la tenue rapide de leur procès. Le collectif a par la suite , invité  les populations de Lainé à ne pas se rendre justice</em> ». </p>



<p class="has-text-align-center"><img decoding="async" src="https://lh7-us.googleusercontent.com/ZpV7ES1AmY08y0SEWSFHw21ok2uVWRLFdnJpi8j5MofavSx6jQzT3cDNvPQZCM_3vROnjTMO9-5YH9Jro86HQdSsk5_LokZ3iDW2BJCBIWvNzNit0Y43CqsRGaAssbiEbEfuiqYwgv5LX2O2RuSeUXM" style=""></p>



<p><strong>Les mises en cause entendus par la justice</strong></p>



<p><a href="https://www.africaguinee.com/lola-regain-de-tension-entre-eleveurs-et-agriculteurs/">Abdoulaye Komah</a> est le procureur de la République près le Tribunal de première instance de N’Zérékoré (au moment des faits). Il informe que les « <em>personnes interpellées étaient en possession d’armes, de chanvre indien, des grigris et des balles de calibre 12. Elles ont été entendues après leurs interpellations par les brigades de recherches de la gendarmerie et du commissariat urbain de N&rsquo;Zérékoré. Elles sont poursuivies pour “coups et blessures volontaires, incendie volontaire, outrage et violence envers les dépositaires de la loi, de la force publique, détention et consommation de chanvre indien, détention des armes légères et de petit calibre et charlatanisme”. Elles ont toutes été placées sous mandat de dépôt et certaines sont dans les maisons centrales de Kindia et Conakry</em> ».&nbsp;</p>



<p>Abdoulaye Komah avait promis tout de même que toute la lumière serait faite sur cette affaire dans un bref délai et que les coupables seraient punis à la hauteur de leur forfaiture.&nbsp; Mais jusque-là, rien n’est fait pour les situer sur leur sort.</p>



<p><strong>Une conférence de presse animée par des ressortissants de la Guinée&nbsp; forestière</strong></p>



<p>Le Comité de crise des ressortissants de la région basé à Conakry ont animé une conférence de presse, accompagnés de leurs avocats, dans la capitale guinéenne le 11 mars 2024. Ils ont dénoncé les tristes évènements qui se sont passés à Lainé entre bouviers « <em>étrangers</em> » et « <em>autochtones</em> ». Selon eux, <a href="https://www.guinee360.com/11/03/2024/conflit-autour-des-zebus-a-lola-les-avocats-des-71-citoyens-en-detention-exigent-leur-liberation/">71 personnes</a> ont été arrêtées et « <em>détenues illégalement à N&rsquo;Zérékoré, Kindia et Conakry </em>». Les conférenciers ont exigé leur libération immédiate et sans condition. Sans que leur appel ne porte fruit pour le moment.</p>



<p>Malgré l’implication des autorités préfectorales de Lola et des délégations ministérielles dans la localité après ces évènements, les populations exigent toujours et sans condition le départ des éleveurs et leurs troupeaux de leurs différentes localités.</p>



<p><strong>Conclusion</strong>&nbsp;</p>



<p>Face à cette situation, il est urgent que des dispositions soient prises par l’ensemble des acteurs impliqués pour limiter les dégâts, et trouver un moyen de ramener une paix durable dans la zone.&nbsp;</p>



<p>&#8211; <strong>Pour les agriculteurs</strong> : nous invitons les agriculteurs à arrêter de se rendre justice, en cas de dégâts causés par les zébus. Il faut remonter les informations&nbsp; au niveau des comités de crise locaux et faire confiance aux autorités (administratives et judiciaires) ;&nbsp;</p>



<p><strong>&#8211; Pour les éleveurs </strong>: respecter les périodes de transhumances, surveiller et encadrer les animaux pour qu’ils ne détruisent pas les cultures ;</p>



<p>&#8211; <strong>A l’Etat</strong> : de réglementer le secteur et ou de faire respecter les lois et les conventions établies entre éleveurs et agriculteurs, rester neutre et équitable entre les entités, informer et sensibiliser les citoyens, d’inviter les services de défenses et de sécurité à intervenir dans les zones conflictuelles avec responsabilités ;</p>



<p>&#8211; <strong>A la justice </strong>: de tenir des procès justes et équitables dans des délais raisonnables, sanctionner les coupables et vulgariser les décisions de justice pour informer les citoyens et prévenir d&rsquo;éventuelles récidives.&nbsp;</p>



<p>Ces quelques pistes peuvent contribuer à remédier ces conflits dans les localités concernées.&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Défis du désordre informationnel en Guinée : causes, conséquences et solutions</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2024/04/17/defis-du-desordre-informationnel-en-guinee-causes-consequences-et-solutions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Équipe Impact]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 10:26:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Désordre informationnel]]></category>
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					<description><![CDATA[La désinformation et les discours de haine à caractère ethnique et sexiste ne sont pas des phénomènes nouveaux en Guinée. Mais la configuration médiatique a pendant longtemps été un frein à leur amplification dans la   sphère publique. La multiplication des médias avec la libéralisation des ondes, l’arrivée des médias numériques et des réseaux sociaux ont malheureusement changé cette donne. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En Guinée, comme dans de nombreux autres pays, le potentiel du numérique et la pénétration progressive de l’internet ont poussé de plus en plus de personnes à une vie interconnectée, grâce à l’accessibilité des contenus et informations qui y circulent ainsi que l’émergence des outils numériques. Dans cet article, le Comité d’analyse  et de rédaction du projet Impact Guinée  vous aide à mieux comprendre le phénomène.</strong></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="4c3f40" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #4c3f40;" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="1214" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-1024x683.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-1214" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-1024x683.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-300x200.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-768x512.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-1536x1024.webp 1536w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-1000x667.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-230x153.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-350x233.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-480x320.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-2-jpg.webp 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo d&rsquo;illustration &#8211; (c) Iwaria.com</figcaption></figure>
</figure>



<p>Selon les données recueillies sur le site de l’Agence de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), le taux de pénétration de l’internet en Guinée est de 51,56% pour 6,9 millions d’abonnés à internet et 13,6 millions d’utilisateurs de la téléphonie mobile <em>(ces données sont consultées, le 03/04/2024 à 13h43mn)</em>.</p>



<p>Ainsi, entre évolution de la connectivité et la production et diffusion de l’information, la Guinée se trouve confrontée à un défi d’une grande importance qui mine le secteur de l’information. Il s’agit bien du phénomène de désordre informationnel (la désinformation, la mésinformation, la malinformation et les propos haineux) qui pollue à grande échelle&nbsp; l’infosphère publique.</p>



<p>La désinformation et les discours de haine à caractère ethnique et sexiste ne sont pas des phénomènes nouveaux en Guinée. Mais la configuration médiatique a pendant longtemps été un frein à leur amplification dans la &nbsp; sphère publique. La multiplication des médias avec la libéralisation des ondes, l’arrivée des médias numériques et des réseaux sociaux ont malheureusement changé cette donne.&nbsp;</p>



<p><strong>Les causes du désordre informationnel en Guinée</strong></p>



<p>Les causes qui alimentent et amplifient le désordre informationnel en Guinée sont nombreuses. Nous allons passer en revu quelques-unes d’entre elles…&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’avènement des médias sociaux et l’explosion de l’utilisation de l’internet </strong></li>
</ul>



<p>Les médias sociaux et l’internet ont eu un impact significatif sur le paysage médiatique en Guinée. Si avant, la production et la diffusion de l’information était réservée exclusivement au métier du journalisme, de nos jours, tout individu disposant d’un smartphone et d’une connexion internet, peut produire et diffuser des informations qu’elles soient vérifiées ou non. Des informations diffusées par des non professionnels peuvent créer des confusions chez les utilisateurs des médias sociaux, rendant ainsi difficile la distinction du vrai du faux. Ce qui favorise la propagation à grande échelle des rumeurs, des fausses informations et des messages haineux.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le faible niveau de compétences numériques des jeunes</strong></li>
</ul>



<p>Le faible niveau de compétences numériques favorise la montée en puissance de la désinformation. Ceci expose davantage la communauté aux conséquences des fausses nouvelles. Car n’ayant pas les connaissances nécessaires pour identifier et lutter contre ces nouvelles, les citoyens deviennent un terreau fertile pour leur propagation.&nbsp;</p>



<p>Pour lutter contre cela, l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), à travers le projet Implication des Médias numériques pour une Prévention Active des Conflits et Tensions (IMPACT), a mené plusieurs actions sur le terrain dont l’organisation de dix sessions d’informations et de sensibilisation sur la lutte contre le désordre informationnel, à Conakry et à l’intérieur du pays, entre le 26 octobre et le 16 décembre 2024.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La faible régulation des réseaux sociaux </strong></li>
</ul>



<p>En Guinée, il n’existe pas un instrument juridique spécifique sur les réseaux sociaux. L’absence d’une telle régulation permet aux acteurs du désordre informationnel de créer et de diffuser de fausses informations, de rumeurs et des messages haineux sur les plateformes des réseaux sociaux sans une grande contrainte, et de toucher un nombre de personnes considérable.&nbsp;</p>



<p>Présentement, les seuls textes juridiques qui traitent de la production et de la diffusion de la désinformation et des messages haineux sont la <a href="https://www.arpt.gov.gn/loi-l2016-037-an-relative-a-la-cybersecurite-et-la-protection-des-donnees/" class="ek-link">Loi relative à la cybersécurité et à la protection des données personnelles</a> et la <a href="https://guineematin.com/wp-content/uploads/public_html/website/wp-content/uploads/2019/08/LOI-SUR-LA-LIBERTE-DE-LA-PRESSE.pdf">Loi sur la liberté de la presse</a>.</p>



<p><strong>Quelques conséquences du désordre informationnel</strong></p>



<p>Le désordre informationnel a un impact significatif sur la communauté et la stabilité sociopolitique. Nous allons en citer quelques-unes…&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Manipulation de l’opinion publique </strong></li>
</ul>



<p>La désinformation peut empêcher les citoyens d’accéder à des informations fiables et vérifiées. Par conséquent, elle entrave à leurs capacités de prendre de bonnes décisions surtout dans les périodes d’élections et de transitions politiques. Les campagnes de désinformation peuvent avoir un impact négatif et considérable sur le déroulement de la transition en cours en Guinée. Car derrière chaque désinformation se cache un objectif de manipulation de l’opinion publique.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Intensification des tensions sociales et politiques</strong></li>
</ul>



<p>La désinformation et les messages haineux sont souvent sources de clivages entre les communautés. Ils alimentent et intensifient le sentiment de violence vis-à-vis d’un individu ou d’un groupe d’individus. Ils contribuent à développer des comportements violents qui peuvent conduire à des affrontements physiques. C’est le cas par exemple de l’histoire de l’eau empoisonnée lors des élections présidentielles de 2010 en Guinée.</p>



<p>Victimes d’un malaise après avoir bu de l’eau lors d’un meeting à Conakry, certains militants du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) ont ouvertement accusé les militants de l’Union des Forces Démocratiques Guinée (UFDG), d’empoisonnement.&nbsp; Quelques années plus tard, la directrice de l’hôpital Ignace Deen, où étaient reçues les victimes du malaise, à l’époque des faits, <a href="https://guinee114.com/affaire-deau-empoisonnee-en-2010-lancienne-dg-du-chu-ignace-deen-fait-des-revelations/">a dénoncé un complot politique monté pour des simples manipulations ethniques</a>.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelques solutions pour lutter contre le désordre informationnel&nbsp;</strong></p>



<p>Contrer le désordre informationnel nécessite des actions à plusieurs niveaux.</p>



<p>D’abord, les<strong> autorités guinéennes </strong>doivent renforcer la régulation des réseaux sociaux, l’applicabilité de la loi sur la cybersécurité et la protection des données, sanctionner les individus qui créent et diffusent de la désinformation et des messages haineux.</p>



<p><strong>Ensuite, les acteurs des médias doivent agir pour </strong>renforcer le journalisme de qualité, les capacités des journalistes notamment dans la&nbsp; vérification des faits. Ils doivent également renforcer la collaboration avec les plateformes et réseaux de lutte contre la désinformation.&nbsp;</p>



<p><strong>Enfin, les citoyens connectés doivent </strong>éviter de partager des informations douteuses et sensationnelles de nature à ébranler la paix sociale, sensibiliser leur entourage sur les dangers du désordre informationnel, signaler les comptes et profils diffuseurs de désinformations et de propos haineux.&nbsp;</p>



<p>La lutte contre le désordre informationnel en Guinée reste un réel défi qui nécessite donc des actions concertées et coordonnées entre les différents acteurs de l’information et les autorités pour limiter ses impacts au niveau de la société.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les dessous de la désinformation : comprendre les enjeux et les intentions cachées des manipulateurs…</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2024/04/16/les-dessous-de-la-desinformation-comprendre-les-enjeux-et-les-intentions-cachees-des-manipulateurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Équipe Impact]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 15:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
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					<description><![CDATA[La désinformation se présente sous différentes formes, allant des fausses nouvelles délibérées aux théories du complot élaborées. Elle peut être propagée par des acteurs étatiques, des groupes d'intérêt, des individus malveillants ou même des médias peu scrupuleux. Les réseaux sociaux et les plateformes en ligne ont amplifié la portée et la rapidité de diffusion de la désinformation, rendant d'autant plus difficile sa détection et sa correction.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans l&rsquo;ère numérique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, où les informations circulent à la vitesse de la lumière sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne, il est crucial pour les internautes guinéens de rester vigilants face à la désinformation. Derrière chaque campagne de désinformation se cachent en réalité des intentions bien élaborées, souvent visant à manipuler l&rsquo;opinion publique, à semer la confusion ou à servir des intérêts particuliers. Comprendre ces enjeux est essentiel pour préserver notre capacité à discerner la vérité de la fiction dans le paysage médiatique actuel où souvent la frontière est très minime entre l’objectivité et la mauvaise foi.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-dominant-color="090909" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #090909;" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-1024x683.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-1211" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-1024x683.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-300x200.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-768x512.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-1536x1024.webp 1536w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-1000x667.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-230x153.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-350x233.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-480x320.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/Photo-by-Pixabay-via-Iwaria-jpg.webp 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">              Photo d&rsquo;illustration &#8211; (c) Iwaria.com </figcaption></figure>



<p>La désinformation se présente sous différentes formes, allant des fausses nouvelles délibérées aux théories du complot élaborées. Elle peut être propagée par des acteurs étatiques, des groupes d&rsquo;intérêt, des individus malveillants ou même des médias peu scrupuleux. Les réseaux sociaux et les plateformes en ligne ont amplifié la portée et la rapidité de diffusion de la désinformation, rendant d&rsquo;autant plus difficile sa détection et sa correction.</p>



<p><strong>Les enjeux de la désinformation</strong></p>



<p>Les enjeux de la désinformation sont multiples et peuvent avoir des conséquences graves sur la société. En Guinée, où les tensions politiques et sociales sont souvent palpables, la désinformation peut aggraver les divisions et attiser les conflits entre les communautés. Elle peut également compromettre la confiance dans les institutions démocratiques et entraver le processus de prise de décision informée.</p>



<p>C’est pourquoi il est important de comprendre les intentions cachées derrière les opérations de manipulation de l’information. En effet, derrière chaque campagne de désinformation se cachent des intentions bien précises. Que ce soit pour influencer le résultat d&rsquo;une élection, discréditer un opposant politique ou un responsable étatique, promouvoir une idéologie extrémiste ou simplement générer du trafic sur une plateforme de réseau social ou un site web, les instigateurs de la désinformation ont souvent des motivations diverses et parfois obscures. Il est donc crucial de se poser la question de savoir à qui profite la désinformation.</p>



<p><strong>Sensibiliser et agir</strong></p>



<p>Pour lutter efficacement contre la désinformation, il est nécessaire de sensibiliser le public guinéen et de promouvoir le développement des compétences en matière de pensée critique et de vérification des faits. Les internautes guinéens doivent apprendre à remettre en question les sources d&rsquo;informations, à vérifier les faits avant de partager du contenu en ligne et à être conscients des biais potentiellement présents dans les médias qu&rsquo;ils consomment.</p>



<p>En outre, il est essentiel que les gouvernements, les entreprises médias et la société civile travaillent ensemble pour mettre en place des stratégies de lutte contre la désinformation, telles que la promotion de la transparence en ligne, le renforcement de la réglementation des médias sociaux, la formation des professionnels de l’information et le soutien à la recherche sur les technologies et techniques de détection de la désinformation.</p>



<p>Certes la désinformation est un défi majeur auquel sont confrontés les internautes guinéens, mais il est possible de le surmonter en restant vigilants, en développant des compétences en pensée critique et en travaillant ensemble pour promouvoir un environnement médiatique plus sain et plus éclairé. En comprenant les enjeux et les intentions cachées derrière la désinformation, nous pouvons mieux protéger notre société contre ses effets néfastes.</p>
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		<item>
		<title>Le MOOC IMPACT sur la désinformation et les propos haineux est en ligne!</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2024/04/07/lablogui-lance-son-mooc-intitule-lutte-contre-les-propos-haineux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Équipe Impact]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Apr 2024 16:20:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Ablogui]]></category>
		<category><![CDATA[Désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre les propos haineux.]]></category>
		<category><![CDATA[MOOC]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) lance son nouveau MOOC, Massive Open Online Course en anglais, intitulé “Lutte contre les propos haineux. Ce MOOC est un cours en ligne gratuit qui vise à former les jeunes guinéens sur la conduite à tenir face aux dangers de la désinformation et des discours haineux. Plus globalement, il s’agira de leur fournir les connaissances nécessaires pour maîtriser l'information dans le monde numérique dans lequel nous vivons actuellement.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) lance son nouveau MOOC, Massive Open Online Course en anglais, intitulé “Lutte contre les propos haineux. Ce MOOC est un cours en ligne gratuit qui vise à former les jeunes guinéens sur la conduite à tenir face aux dangers de la désinformation et des discours haineux. Plus globalement, il s’agira de leur fournir les connaissances nécessaires pour maîtriser l&rsquo;information dans le monde numérique dans lequel nous vivons actuellement.</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="6d7075" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #6d7075;" decoding="async" width="834" height="872" data-id="1203" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/ABLOGUI-1-jpeg.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-1203" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/ABLOGUI-1-jpeg.webp 834w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/ABLOGUI-1-287x300.webp 287w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/ABLOGUI-1-768x803.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/ABLOGUI-1-230x240.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/ABLOGUI-1-350x366.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/04/ABLOGUI-1-480x502.webp 480w" sizes="(max-width: 834px) 100vw, 834px" /></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un MOOC pour apporter des solutions dans un contexte particulier en Guinée</h2>



<p>Selon les données de <a href="https://datareportal.com/reports/digital-2023-guinea">Datareportal</a> sur l’usage du numérique en Guinée, au début de 2023, 4,87 millions de personnes soit 34,7% de la population utilisent internet contre 2,1 millions en 2022 soit 23%. Parmi ces utilisateurs, environ deux millions utilisent les réseaux sociaux. Pour la même période, plus de 40% des internautes guinéens utilisent au moins une plateforme des médias sociaux.</p>



<p>Les réseaux sociaux sont aujourd’hui les principales plateformes de communication et de diffusion de l’information et dépasse largement les audiences des médias traditionnels. En même temps, ils sont l’un des moyens privilégiés pour diffuser de fausses informations et des messages haineux, permettant de toucher un nombre important de personnes dont les jeunes qui sont en première ligne.</p>



<p>Dans ce monde connecté, influencé par le désordre informationnel et les propos haineux, la société guinéenne, tout comme de nombreuses autres sociétés africaines, est confrontée à ce fléau. Les jeunes en particulier sont souvent victimes de la désinformation et des discours haineux qui circulent sur les réseaux sociaux. C’est donc pour lutter contre ce fléau qui gangrène la société guinéenne que l’ABLOGUI tente de répondre à ce fléau en proposant ce MOOC intitulé « Lutte contre la désinformation et les propos haineux ».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un MOOC certifiant avec des modules adaptés à vos besoins</h2>



<p>Le MOOC « Lutte contre la désinformation et les propos haineux » aborde divers sujets à travers ces quatre modules suivants :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Les notions relatives aux désordre informationnel ;</li>



<li>Le cadre juridique ;</li>



<li>Désinformation et introduction au fact-checking ;</li>



<li>Comment lutter contre les propos haineux.</li>
</ol>



<p>À la fin des modules, les bénéficiaires seront capables de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Reconnaître et analyser les messages et discours de haine ;</li>



<li>Développer des stratégies et mécanismes de gestion des messages et discours haineux ;</li>



<li>Lutter contre les messages et discours haineux.</li>
</ul>



<p>Un certificat sera décerné à chaque apprenant qui aura validé son parcours sur la plateforme.</p>



<p>Par ailleurs, pour les 100 premiers participants de moins de 35 ans qui obtiendront leurs certificats, l’ABLOGUI allouera une prime de 150 000 GNF en guise de remboursement de leurs frais de connexion internet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À qui s’adresse ce MOOC et comment le suivre ?</h2>



<p>Ce cours est ouvert à tous les jeunes guinéens. Les jeunes qui souhaitent suivre le MOOC doivent s’inscrire à travers le lien suivant : <a href="https://www.formation.ablogui.org/web/login">https://www.formation.ablogui.org/web/login</a>&nbsp;</p>



<p>Ce MOOC est libre et gratuit, il est destiné à tous les jeunes qui souhaitent acquérir les compétences nécessaires pour naviguer dans un monde numérique complexe et faire face aux défis de la désinformation.</p>



<p>Nous vous encourageons à partager cette opportunité avec vos amis et votre communauté.</p>



<p>Ensemble, luttons contre la désinformation et les propos haineux !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guinée : nous levons l&#8217;équivoque sur le statut ‘’blogueur’’</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2024/03/22/guinee-nous-levons-lequivoque-sur-le-statut-blogueur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Équipe Impact]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 13:01:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Ablogui]]></category>
		<category><![CDATA[Blogueur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=1083</guid>

					<description><![CDATA[Traditionnellement, un blogueur est celui qui tient et anime un blog. Cependant, le développement des réseaux sociaux et la facilité d’accès et d’utilisation de ces plateformes ont favorisé la mutation de certains blogueurs et de leurs contenus sur ces réseaux pour conquérir de nouveaux followers (abonnés) et maintenir une présence active.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La démocratisation actuelle du numérique et de l’internet  favorise l’émergence de nouveaux métiers et de contenus multiformes, diffusés sur le web. Sur les réseaux sociaux, de nombreux créateurs de contenus se réclament être des blogueurs. Dans le contexte guinéen actuel, le mot “blogueur” gagne de plus en plus de popularité et prête à confusion sur sa définition au vrai sens du mot. Dans cet article, le comité d’analyse et de rédaction du projet IMPACT en Guinée tente de lever l&rsquo;équivoque en interrogeant des blogueurs officiellement reconnus.</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="767278" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #767278;" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="1084" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-1024x683.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-1084" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-1024x683.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-300x200.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-768x512.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-1536x1024.webp 1536w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-1000x667.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-230x153.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-350x233.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-480x320.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/Photo-by-AMISOM-via-Iwaria-jpg.webp 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo d&rsquo;illustration (c) Iwari.com</figcaption></figure>
</figure>



<p>Avant de plonger dans la définition du mot “blogueur”, il s’impose de comprendre c’est quoi un “blog” ! </p>



<p>Pour Alfa Diallo, président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), «<em> un blog, c’est la contraction de deux mots : ‘‘</em><strong><em>web</em></strong><em>’’ (grand système d’informations qui nous permet d’interagir grâce à internet) et ‘‘</em><strong><em>log</em></strong><em>’’ (journal intime). Donc, un blog est une sorte de journal intime qui se trouve en ligne… </em>».</p>



<p>Dans le sens technique donc du terme, un blog est un site internet sur lequel une personne ou un groupe de personnes crée et diffuse du contenu structuré sur leur passion et leur centre d’intérêt avec une communauté. </p>



<p>En septembre 2018, le blogueur Alimou Sow, auteur du blog <em>Ma Guinée Plurielle</em>, dans son billet de blog intitulé <a href="https://lims.mondoblog.org/quest-quun-blogueur-guineen-2018/"><em>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un blogueur guinéen en 2018</em></a>, a défini le blog comme étant « <em>… un site internet individuel sur lequel une personne (rarement deux), le blogueur/la blogueuse, exprime son opinion en utilisant l’un ou la combinaison de plusieurs de ces types de contenus : texte, son, photo, vidéo, caricature, animation. Selon cette définition, le blog a un nom et une adresse URL hébergée sur une plateforme de création de blogs telle que </em><a href="http://wordpress.com/"><em>wordpress.com</em></a> ».</p>



<p><strong><em>Qu’est-ce qu’un blogueur&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Traditionnellement, un blogueur est celui qui tient et anime un blog. Cependant, le développement des réseaux sociaux et la facilité d’accès et d’utilisation de ces plateformes ont favorisé la mutation de certains blogueurs et de leurs contenus sur ces réseaux pour conquérir de nouveaux followers (abonnés) et maintenir une présence active.</p>



<p>Si les plateformes des réseaux sociaux offrent des avantages en termes de facilité, de portée et d’interaction instantanées aux blogueurs traditionnels, il va de soi avec les inconvénients, notamment l’assimilation des ‘‘vrais’’ blogueurs aux acteurs de la désinformation et de la manipulation de l’information. Cela étant répandu dans le contexte guinéen, nous tendons vers une discréditation pure et simple des blogueurs.&nbsp;</p>



<p>Tout de même, l’ABLOGUI essaye, dans ses activités quotidiennes, de redorer le blason à travers des campagnes de sensibilisation et des sorties médiatiques. Mais le pari est loin d’être gagné. Il faut plus&nbsp;!</p>



<p><strong>Comment devient-on un blogueur&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour Alfa Diallo, le blogging n’est pas une profession. C’est une passion ! On devient blogueur à partir d’un blog. Cela nécessite une dose de passion couronnée par une production de contenus de qualité (informatifs, éducatifs divertissants…) et régulier.&nbsp;</p>



<p>Généralement, les blogueurs ont d’autres professions qu’ils associent à leurs activités de blogging. C’est le cas pour la plupart des membres de l’ABLOGUI (composé de journalistes, de médecins, d’informaticiens, de communicants, d’ingénieurs réseaux et télécommunications, de cartographes…).</p>



<p>Mais on note aussi des changements sur le concepteur “blogueur”. On constate, en effet, de plus en plus de personnes, surtout dans le domaine du marketing, qui tendent vers une spécialisation dans la production et la promotion de contenus leur permettant de générer des profits économiques par le biais de la monétisation de leurs contenus.</p>



<p><strong>Quel est le cadre juridique qui confère ce statut ?</strong></p>



<p>En Guinée, il n’existe pas un instrument juridique qui confère à un individu le statut de blogueur. A partir du moment où une personne tient et anime un blog, elle devient de facto un blogueur. Cependant, dans certains pays, compte tenu de l’influence de cette activité, les blogueurs sont assujettis à un ensemble de règles et principes. Si la loi n’encadre pas les activités proprement dites du “blogueur” en Guinée, la loi <a href="https://www.cnhj-guinee.org/wp-content/uploads/2020/04/LOI-L-2016-037-AN-Relative-%C3%A0-la-Cybersecurite-et-la-Protection-des-donn%C3%A9es-%C3%A0-caract%C3%A8re-personnel2363-1.pdf">L2016-037 relative à la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel</a> interdit toutefois la diffusion des discours haineux.</p>



<p>Mais l’absence d’une législation précise sur le statut du “blogueur” laisse le champ libre aux créateurs de contenus en ligne et acteurs de la désinformation et des propos haineux, d’arborer ce statut à leur guise. Une situation qui a un impact significatif sur la crédibilité des “vrais” blogueurs.</p>



<p>Au sein de l’opinion publique, on constate une tendance qui assimile les blogueurs aux acteurs de la désinformation. Bon nombre de Guinéens, pour désigner les personnes ayant une grande communauté sur Facebook et qui partagent souvent des informations non vérifiées (fausses informations) via des lives ou des vidéos pré-enregistrées utilisent le mot “blogueur” pour les désigner. Ce qui contribue à créer des préjugés et des opinions négatives sur la communauté des blogueurs.&nbsp;</p>



<p><strong>Conclusion&nbsp;</strong></p>



<p>Au regard de ce qui précède, devenir un blogueur est bien plus qu’une simple présence sur les réseaux sociaux. Un blogueur est celui qui a un blog sur lequel il produit et diffuse du contenu de qualité et structuré qui impacte de façon positive sa communauté.&nbsp;</p>



<p>La mission principale du blogging est d’éduquer, d’inspirer, de partager des expériences quotidiennes et créer une communauté virtuelle. Un blogueur n’est pas celui qui partage des fausses informations ou des propos haineux, incitant à la violence.&nbsp;</p>



<p>Enfin, nous encourageons les autorités publiques guinéennes à créer un cadre législatif pour réglementer l’usage des canaux numériques de l’information et de la communication.</p>
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		<item>
		<title>Guinée : voici la procédure judiciaire à suivre en cas de viol !</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2024/03/22/guinee-voici-la-procedure-judiciaire-a-suivre-en-cas-de-viol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Équipe Impact]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 12:39:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[VBG]]></category>
		<category><![CDATA[Viol]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=1075</guid>

					<description><![CDATA[Dans cet article, le comité d’analyse et de rédaction du projet IMPACT en Guinée donne la parole à l’avocate et actiste des droits humains, Me Halimatou Camara, pour éclairer la lanterne des citoyens sur la procédure à suivre pour sanctionner le viol, inscrit au rang des crimes, selon le Code pénal en vigueur dans le pays.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La République Guinée est l&rsquo;un des 16 pays d’Afrique de l’Ouest. Les violences basées sur le genre (VBG) y sont élevées, à l’instar d’autres pays du continent africain. En 2023, l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM) a dressé un bilan de 205 cas de viols, 43 cas d’enlèvements, 23 cas de séquestrations, 12 cas de mariages précoces, 14 cas de harcèlement et 95 cas de violences (conjugales, physiques, morales ou psychologiques). </strong></p>



<p>Dans cet article, le comité d’analyse et de rédaction du projet IMPACT en Guinée donne la parole à l’avocate et actiste des droits humains, Me Halimatou Camara, pour éclairer la lanterne des citoyens sur la procédure à suivre pour sanctionner <a href="https://www.guinee360.com/25/10/2021/guinee-le-viol-un-crime-banalise/">le viol, inscrit au rang des crimes</a>, selon le Code pénal en vigueur dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="7d6562" data-has-transparency="false" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-1-jpg.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-1076" style="--dominant-color: #7d6562; width:790px;height:auto" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-1-jpg.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-1-300x200.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-1-768x512.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-1-230x153.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-1-350x233.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-1-480x320.webp 480w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image prise lors d&rsquo;une manifestation publique pour dénoncer les VBG en Guinée. (c) Club des jeunes filles leaders de Guinée. </figcaption></figure>



<p>L’Enquête Démographique et de Santé (EDS) Mixte de 2012 indique qu’en ce qui concerne les violences sexuelles, “24% des 15 ans ou plus ont été victimes de violences sexuelles avec une dominance chez les femmes (29% contre 18% [chez les hommes])”.</p>



<p>Et malgré l&rsquo;existence des textes de lois qui réprimandent ces infractions et crimes, ces atrocités persistent. Dans bien des cas, la justice est accusée de lenteur dans le traitement des dossiers qui concernent les violences basées sur le genre en général et le viol en particulier.&nbsp;</p>



<p><strong>Me Halimatou Camara</strong> est avocate au barreau de Guinée. Selon elle, la justice est naturellement « lente ». Avec cette activiste des droits humains, nous aborderons les étapes à suivre dans une procédure judiciaire d&rsquo;un cas de violence basée sur le genre en général et en particulier le cas de viol.&nbsp;</p>



<p><strong>De la commission d&rsquo;une violence basée sur le genre&#8230;&nbsp;</strong></p>



<p>Les VBG regroupent plusieurs infractions et catégories d&rsquo;infractions. « Mais lorsqu&rsquo;on prend du cas spécifique du viol qui peut avoir des conséquences sanitaires graves, il faut se diriger dans le commissariat de police ou le poste de la gendarmerie le plus proche. Et lorsqu&rsquo;on veut davantage faire protéger nos droits, c&rsquo;est d&rsquo;aller vers des personnes plus spécialisées. Il faut aller à l&rsquo;Office de Protection du Genre et Mœurs ou à la brigade spécialisée de protection des personnes vulnérables au niveau de la gendarmerie.&nbsp; Voilà,&nbsp; ces structures vont vous entendre, vous leur expliquer que vous avez été victime de viol et très rapidement elles vous font ce qu&rsquo;on appelle une réquisition à un médecin. Ce document vous permet d&rsquo;aller directement voir le médecin légiste qui vous examine et qui fait ce qu&rsquo;on appelle rapport médico-légal qui doit être transmis à la police ou à la gendarmerie. Et c&rsquo;est ce document de procédure ou ces documents de procédure plus les déclarations de la victime, éventuellement de l&rsquo;auteur de l&rsquo;infraction, qui vont être déférés au niveau du procureur de la République », explique Me Halimatou Camara.&nbsp;</p>



<p><strong>Le rapport médico-légal important et mitigé dans une telle procédure&#8230;&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-dominant-color="bda99e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #bda99e;" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-2-jpg.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-1078" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-2-jpg.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-2-300x200.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-2-768x512.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-2-230x153.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-2-350x233.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/LUTTE-CONTRE-LES-VBG-2-480x320.webp 480w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Des jeunes femmes guinéennes dénoncent les VBG. (c) Club des jeunes filles leaders de Guinée.  </figcaption></figure>



<p>Après la commission d&rsquo;un viol, le rapport médico-légal est nécessaire pour confirmer le crime et éventuellement retrouver les traces du présumé auteur, à travers des preuves biologiques.&nbsp; Selon Me Camara, le document détermine la gravité de l&rsquo;infraction. « La gravité de l&rsquo;infraction, c&rsquo;est quand on se rend compte que les mineurs se retrouvent avec des fistules. Même les majeurs se retrouvent avec des fistules ou des maladies qu&rsquo;on pourrait qualifier d&rsquo;infection sexuellement transmissible. Donc, il est important, au-delà de l&rsquo;aspect judiciaire voir au-delà de l&rsquo;aspect des preuves de voir un médecin. Un médecin qui peut être un médecin légiste va peut-être&nbsp; vous référer à un autre médecin, parce que lui seul, il ne peut pas tout faire », fait-elle savoir.&nbsp;</p>



<p>Le rapport médico-légal joue un rôle important dans la recherche des preuves de l&rsquo;infraction à travers l&rsquo;ADN qui peut être contenu dans le sperme. Cependant,&nbsp; Mme Halimatou Camara regrette la rareté des médecins légistes en Guinée. « Aujourd&rsquo;hui, devant les juridictions, ce document a une place importante, mais à mon humble avis, il a une place qui est encore mitigée. Ce, dans la mesure où vous prenez de Conakry à Yomou, on a combien de médecins légistes et combien parmi eux ont la capacité de bien faire leur travail ? C&rsquo;est assez difficile.&nbsp; Le viol est une infraction qui est assez difficile parce qu&rsquo;en général elle se passe à huis clos entre deux personnes. Aujourd&rsquo;hui, dans les juridictions internationales, la victime de viol elle est elle-même considérée comme un témoin… Donc, sur le plan international aujourd&rsquo;hui, on ne s&rsquo;arrête pas simplement à des preuves médico-légales. On fait de la parole de la victime un élément qui est important dans la détermination ou en tout cas dans l&rsquo;établissement des faits », soutient l&rsquo;avocate.&nbsp;</p>



<p><strong>Le dossier de l&rsquo;officier de police judiciaire à la table du procureur de la République&nbsp;</strong></p>



<p>Au commissariat de police ou à la gendarmerie, la victime est entendue sur PV (procès verbale) et le présumé auteur (s&rsquo;il est arrêté) par un officier de police judiciaire sur l&rsquo;infraction. Suite à ça, les deux concernés et le rapport médico-légal sont déférés au tribunal de première instance du ressort où l&rsquo;infraction a été commise.&nbsp;</p>



<p>Une fois au tribunal, « on a un procureur de la République qui, par un réquisitoire introductif, va saisir un juge d&rsquo;instruction parce qu&rsquo;en matière de poursuite, le procureur a la possibilité de poursuivre. Mais dans ces cas précis, c&rsquo;est qu’il peut faire, c’est ce qu&rsquo;on appelle une enquête. Ce n&rsquo;est pas lui qui est l&rsquo;auteur de la poursuite. Il y a maintenant le juge d&rsquo;instruction qui est chargé de faire l&rsquo;enquête. Donc, le dossier est ramené à un juge d&rsquo;instruction qui est chargé à travers le réquisitoire introductif du procureur d&rsquo;ouvrir ce qu&rsquo;on appelle une information judiciaire », explique Me Halimatou Camara, tout en précisant que le juge d&rsquo;instruction « peut faire son enquête sur plusieurs années ou plusieurs mois ».</p>



<p>Mais, selon elle, « quand on veut traîner ou étouffer une affaire par exemple, on utilise des années avant qu&rsquo;on arrive à ce qu&rsquo;on appelle une ordonnance de renvoi devant le tribunal criminel ou ce qu&rsquo;on appelle une ordonnance de non lieu. Le non lieu, c&rsquo;est lorsqu&rsquo;il n&rsquo;existe aucun élément qui puisse éclairer l&rsquo;infraction à l&rsquo;auteur de l&rsquo;acte.&nbsp; Le juge dit qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucun élément et donc il rend une ordonnance de non lieu. Il peut arriver aussi que le juge rende une ordonnance de renvoi devant un tribunal criminel lorsqu&rsquo;il estime que les faits qui ont été portés à sa connaissance sont des faits qui sont établis et que visiblement il demande à un tribunal de juger cette affaire. C&rsquo;est à ce moment là que l&rsquo;affaire est en état d&rsquo;être jugée devant un tribunal criminel.”</p>



<p>Pour être plus clair, Me Halimatou Camara, soutient que le retard des procédures est en partie lié à l&rsquo;instruction de l&rsquo;affaire. « Oui, il y a cette phase, il y a le juge d&rsquo;instruction. Mais en Guinée, aujourd&rsquo;hui, est-ce que c&rsquo;est le juge d&rsquo;instruction ? Prenez le dossier du 28 septembre, l&rsquo;instruction a été clôturée en décembre 2017 et nous n&rsquo;avons ouvert le procès qu&rsquo;en 2022. Et ça, c&rsquo;est une affaire dite emblématique et lorsque vous prenez des dossiers où ce ne sont pas des affaires emblématiques, ça dépend.&nbsp; On n&rsquo;a combien de juges d&rsquo;instructions sur l&rsquo;étendue du territoire nationale et pour combien d&rsquo;affaires ? Il y a donc, ce problème de l&rsquo;efficience et de l&rsquo;efficacité de la justice parce qu&rsquo;au-delà de l&rsquo;envie de travailler, il y a également les conditions de travail. »</p>



<p><strong>Les peines encourues pour un auteur de viol en Guinée&#8230;</strong></p>



<p>A ce niveau, le législateur a catégorisé les peines en fonction du degré de l&rsquo;infraction. « Quand vous prenez l&rsquo;infraction d&rsquo;un cas de viol, les peines peuvent aller de 5 à 10 ans, de 10 à 20 ans, de 10 à 30 ans et même ça peut-être des réclusion criminelle à perpétuité. Ça dépend de la gravité de l&rsquo;infraction, ça dépend parfois du statut de la victime, ça dépend du rapport qui pourrait exister entre la victime et l&rsquo;auteur. Par exemple, quand on dit quelqu&rsquo;un qui commet le viol, lorsqu&rsquo;il existe un lien d&rsquo;autorité entre lui et la victime, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle des circonstances aggravantes. Lorsque la femme était une femme enceinte, c&rsquo;est une circonstance aggravante, lorsque l&rsquo;infraction est commise sur une mineure de moins de 13 ans ou de moins de 14 ans, c&rsquo;est une cause d&rsquo;aggravation de l&rsquo;infraction. Donc, ça dépend de tous ces éléments qui sont cités dans l&rsquo;article 268 du Code pénal », dira-t-elle.</p>



<p><strong>Que faire pour éviter la lenteur judiciaire …</strong></p>



<p>Pour éviter cette lenteur au niveau de la justice, cette avocate au barreau de Guinée estime que le pays doit se doter d&rsquo;une politique pénale très claire et un personnel bien qualifié, tout en respectant le ratio population-magistrats. « Dans tous les pays du monde, la justice est dite lente mais chez nous, c&rsquo;est un cas particulier. Aujourd&rsquo;hui, combien du budget national va sur le secteur de la justice? Aujourd&rsquo;hui, quand vous prenez le ratio population-magistrats, combien de magistrats nous faut-il dans les&nbsp; cours et tribunaux pour pouvoir prendre des décisions ou en tous cas pouvoir faire le travail en toute normalité ? Ce n&rsquo;est pas souvent simple (&#8230;) Il nous faut des moyens logistiques, des moyens humains mais aussi une certaine volonté politique à faire de la justice un instrument fiable pour le rétablissement de l&rsquo;Etat de droit dans notre pays. Je pense que ce n&rsquo;est pas de la magie, il faut des moyens humains, des moyens matériels, derrière aussi, il faut une volonté politique et une politique pénale claire. On ne peut condamner une personne de 15 ans,&nbsp; demain se retrouver avec des peines de 10 ans. On ne peut pas dire par exemple que quelqu&rsquo;un qui a violé cinq ou six petites filles parce qu&rsquo;il était marabout va prendre 10 ans de réclusion criminelle alors que c&rsquo;est de circonstances aggravantes. Il faut qu&rsquo;il y ait certaines consciences à la prise de décision des juges et les décisions doivent être faites en âme et conscience, selon nos textes de lois », a-t-elle conseillée.&nbsp;</p>



<p><strong>Des parties civiles qui se rétractent de la procédure&#8230;</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-dominant-color="8a7665" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8a7665;" decoding="async" width="667" height="1000" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/3-jpg.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-1077" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/3-jpg.webp 667w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/3-200x300.webp 200w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/3-230x345.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/3-350x525.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2024/03/3-480x720.webp 480w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une militante féministe guinéenne appelle à l&rsquo;application de la loi, pour mettre fin aux VBG. (c) Club des jeunes filles leaders de Guinée. </figcaption></figure>



<p>Par rapport à cet état de fait, Me Halimatou Camara  ne passe pas du dos de la cuillère. Pour elle, ces personnes doivent être poursuivies pour obstruction à la justice. </p>



<p>“La victime se rétracte parce que la société la condamne, la juge mais il faut aujourd&rsquo;hui des mécanismes fiables. Il faut faire en sorte de criminaliser tous ceux qui viennent dire des salamalecs, de pardonner. Il faut trouver les moyens de poursuivre toutes ces personnes pour obstruction à la justice. Dans les textes, tout est prévu dans notre code. Il faut l’appliquer et faire de la justice vraiment un instrument au service des citoyens. Il faut criminaliser, faire en sorte que celui qui fait l&rsquo;apologie du viol ou ces type d&rsquo;infraction, celui qui piétine ces genre d&rsquo;enquête et même les agents publics que sa soit à la police, au sein de la justice, parce qu&rsquo;en fait le sexisme, la misogynie et tout ces travers là. Donc, il faut faire en sorte qu&rsquo;à chaque fois que ces cas-là sont dénoncés, on puisse en tirer les conséquences et qu&rsquo;on puisse poursuivre les personnes. Parce que je pense fondamentale que c&rsquo;est l&rsquo;impunité qui fait qu&rsquo;on banalise ces infractions de violence basée sur le genre », estime-t-elle.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Recrutement à la Fonction publique guinéenne : des imprécisions du ministère causent du désordre informationnel</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/12/29/recrutement-a-la-fonction-publique-guineenne-des-imprecisions-du-ministere-causent-du-desordre-informationnel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Dec 2023 16:01:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=815</guid>

					<description><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 20 octobre 2023, le ministère du Travail et de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading">Dans un <a href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=757769729724057&amp;id=100064731094673&amp;mibextid=Nif5oz%20(minist%C3%A8re)">communiqué</a> rendu public, le 20 octobre 2023, le ministère du Travail et de la Fonction Publique a annoncé le recrutement de nouveaux fonctionnaires dans l&rsquo;administration publique guinéenne. Cette annonce a suscité de nombreuses réactions au sein de l&rsquo;opinion publique, notamment sur les réseaux sociaux. Des préoccupations et de la désinformation ont émergé, principalement sur le point des frais d&rsquo;inscription fixés à 100 000 GNF que chaque candidat doit verser pour le traitement de son dossier. Il en est de même pour le nombre de pièces à fournir et la crédibilité du concours. </h6>



<p class="has-text-align-left"><img decoding="async" style="" src="https://lh7-us.googleusercontent.com/yAi4hxh8MG9YdOsV1my-RZ0LQcUqp8g71XdDQD3QvJbe6MxSr78zHj0fJ19gr6QcshVa_4KRC7hCBFum54NkBvgC3THeCDRF7O3V2ei9X7ZBJTezSDP3qOk86e3o4flr91gQDOR3j1XY"></p>



<p>Selon les autorités nationales, l&rsquo;annonce fait suite aux opérations d&rsquo;assainissement du fichier de la fonction publique menées par l’actuelle junte militaire au pouvoir, le Conseil National pour Rassemblement et le Développement, CNRD. Le recrutement aux postes de la fonction publique se déroulera à travers un concours programmé à la fin du mois de novembre 2023.  </p>



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</div>



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<p><img decoding="async" src="https://lh7-us.googleusercontent.com/YYPza6bV4g5fh_eSVF_pYj9mj23kNbKs3v6m7r-vAiPYwJBsUMM1FVoyy4_asiiW-MHWjc_3uypTYIRUsMFiHbac561BZHH2KNSiH6QeUaP5jR6umjEkJiw0KeeMMIIAUADpR4lmYTiz" style=""></p>
</div>
</div>



<p>Dans le premier communiqué annonçant ledit concours de recrutement d&rsquo;agents pour la fonction publique, session 2023, le ministre Julien Yombouno est resté peu précis quant à la date exacte de la compétition. De plus, les exigences documentaires étaient nombreuses, avec neuf pièces en particulier demandées aux candidats.</p>



<p>Contrairement aux précédents concours d&rsquo;accès à la fonction publique, où les candidats déposaient physiquement leurs dossiers de candidature aux endroits indiqués, cette fois-ci, le dépôt des dossiers se fait exclusivement en ligne. Toutefois, assure une source proche du dossier que notre équipe a contacté, l&rsquo;examen se tiendra sur deux jours dans les chefs-lieux des régions administratives du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Face aux critiques, le ministre Julien Yombouno a fait marche arrière&#8230;</strong></h2>



<p>Si certains estimaient que le nombre de pièces à fournir était « important”, d&rsquo;autres dénonçaient la «complexité » de la procédure. En réponse au mécontentement qui a suivi cette annonce, le ministre du Travail et de la Fonction Publique a publié un autre <a href="https://www.guinee360.com/24/10/2023/recrutement-a-la-fonction-publique-le-ministre-julien-yombouno-fixe-la-date-et-les-conditions/" class="ek-link">communiqué</a>, le 24 octobre, précisant le début et la fin de la période de dépôt des dossiers, les dates des épreuves pour les candidats, ainsi que la réduction du nombre de pièces à fournir.</p>



<p>Dans le même contexte, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l&rsquo;Homme, a émis un communiqué concernant les <a href="https://woulanews.com/guinee-voici-les-prix-officiels-du-casier-judiciaire-et-du-certificat-de-nationalite/" class="ek-link">prix des documents administratifs</a> au niveau des tribunaux et des justices de paix du pays. Désormais, le casier judiciaire coûte 50 000 GNF et le certificat de nationalité 50 000 GNF également.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les 100 000 GNF non remboursables pour le traitement du dossier constituent-ils une arnaque des candidats de la part de l&rsquo;État ?</strong></h2>



<p>Dans le communiqué du ministère du Travail et de la Fonction Publique, il est précisé aussi que chaque candidat, en déposant son dossier de candidature, doit l&rsquo;accompagner d&rsquo;un paiement de 100 000 GNF non remboursables pour son traitement. Ce montant a été perçu par certains citoyens, que nous avons interrogés, comme une <strong> »arnaque de la part de l&rsquo;État envers ses concitoyens ».</strong></p>



<p>Une situation qui trouve son écho auprès de nombreux Guinéens, compte tenu de la conjoncture économique « difficile » qui frappe actuellement le pays.</p>



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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh7-us.googleusercontent.com/eyyDLwD_pOUS3WLLht_7YKmvPYyQwjr0gxYj8zIrcbJOgnFadWyL9UhzUL9qGO-0tJMvKNKR4uoVhBJzoDM8Nscwe-msOS75zQTA73u-722QKzbDriqz653_blELVCqdUmAaVDnIHv7b" alt=""/></figure>
</div>
</div>



<p>Lors du débriefing du Conseil des Ministres, auquel un de nos reporters a participé, le vendredi 27 octobre 2023, <a href="https://fb.watch/nYBDhLegQK/?mibextid=cr9u03">Ousmane Gaoual Diallo</a>, ministre des Postes, des Télécommunications et de l&rsquo;Économie Numérique, qui est également le porte-parole du gouvernement, a apporté des précisions concernant ce montant demandé. Selon lui, le mot  »arnaque » n&rsquo;est pas un vocabulaire approprié. «<em>L&rsquo;arnaque implique une manipulation frauduleuse visant à subtiliser quelque chose. L&rsquo;arnaque équivaut à du vol, c&rsquo;est une infraction. Lorsque le gouvernement communique, il le fait en conformité avec la loi. Le ministre de la Fonction Publique n&rsquo;agit pas arbitrairement. Ce n&rsquo;est pas au Premier Ministre de décider si le montant est de 100 000 ou 50 000 GNF. Il agit en fonction de la loi en vigueur. Cette loi est votre loi. Il est donc nécessaire de consulter la loi pour comprendre pourquoi ce montant est requis. Il est explicitement indiqué qu&rsquo;il s&rsquo;agit de frais non remboursables. Affirmer que c&rsquo;est une arnaque n&rsquo;est pas approprié. Lorsque vous demandez un visa, vous vous rendez dans les ambassades et vous payez des frais. Cela signifie-t-il que les ambassades vous arnaquent ? Les services publics, y compris l&rsquo;organisation de concours, impliquent des coûts. L&rsquo;État prend en charge certains aspects, mais il y a des frais que l&rsquo;État ne peut pas couvrir</em>», a-t-il expliqué.</p>



<p>M. Diallo a ajouté également que l&rsquo;argent est l&rsquo;un des critères permettant d&rsquo;« <em>évaluer la qualité de ceux qui postulent. Sans l&rsquo;inclusion de critères discriminants tels que l&rsquo;argent, le diplôme, la santé, et bien d&rsquo;autres, il serait difficile d&rsquo;organiser un concours. Ces critères sont également conçus pour motiver et renforcer la détermination de ceux qui s&rsquo;engagent à passer le concours. Il est essentiel de les encourager à bien se préparer pour réussir l&rsquo;examen. Les Guinéens n&rsquo;ont pas eu la possibilité de participer à des concours d&rsquo;accès à la fonction publique depuis longtemps. L&rsquo;organisation de ces concours devrait être une source de réjouissance, car elle offre à de nombreux jeunes leur première opportunité d&#8217;emploi en tant qu&rsquo;agents de l&rsquo;État. Cela revêt une grande importance, et les frais engagés sont relativement abordables.</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un concours organisé, dont les résultats restent inconnus après plusieurs années&#8230;</strong></h2>



<p>Les <a href="https://actuguinee.org/date-du-concours-de-recrutement-direct-de-1-500-conservateurs-de-la-nature-communique/">21 et 22</a> novembre 2019, le gouvernement guinéen de l&rsquo;époque avait organisé un concours de recrutement de 1 500 agents pour la fonction publique, au profit du ministère de l&rsquo;Environnement, des Eaux et des Forêts (ancienne appellation du département actuel de l&rsquo;Environnement et du Développement Durable). Plus de 28 000 candidats avaient participé à ce concours.</p>



<p>Facinet Diawara fait partie de ces candidats. Dans le cadre de la rédaction de cet article, on l’a interrogé. «<em>Je fais partie des milliers de candidats qui ont eu le courage et la détermination de participer à ce concours d&rsquo;intégration à la fonction publique pour la session 2019-2020. Il est difficile de souligner les difficultés auxquelles nous avons été confrontés tout au long du processus du concours proprement dit d&rsquo;intégration à la fonction publique, pour le compte du ministère de l&rsquo;Environnement</em>», nous a-t-il confié, tout en précisant n’avoir jamais reçu les résultats du concours auquel il avait pris part. <em>«Ce concours a été officiellement lancé, nous avons rassemblé tout ce qui était nécessaire pour le concours, mais jusqu&rsquo;à présent, les résultats n&rsquo;ont pas été publiés. Ce que nous avons du mal à comprendre, c&rsquo;est que l&rsquo;État est une continuité, cependant, à chaque changement de régime, il semble que l&rsquo;on rejette en bloc ou que l&rsquo;on égare le travail accompli par les prédécesseurs</em>»,regrette-t-il. Il poursuit en expliquant : «<em>Nous pouvons comprendre que le régime précédent n&rsquo;ait peut-être pas été disposé à publier les résultats, mais nous supposons qu&rsquo;avec l&rsquo;arrivée au pouvoir le 5 septembre 2021 du régime militaire, dirigé par le Colonel Mamadi Doumbouya, la première étape aurait dû être d&rsquo;examiner sérieusement ce dossier avant d&rsquo;annoncer de nouveaux recrutements. Avec ce nouveau concours, il semble que le concours de 2019 être complètement oublié</em>», nous a-t-il confié.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un collectif de candidats n’ayant pas reçu les résultats dudit concours</strong></h2>



<p>Ces candidats à ce concours ont créé un collectif pour obtenir la publication des résultats. Selon notre interlocuteur, de nombreuses actions ont été entreprises, mais en vain. Des sit-in, des manifestations, des <a href="https://lelynx.net/2023/05/concours-dintegration-a-la-fonction-publique-des-jeunes-crient-a-linjustice/">conférences de presse</a>, ainsi que des négociations n&rsquo;ont pas encore abouti à la publication des résultats. «<em>Nous continuons à </em><a href="https://ledjely.com/2023/04/11/fonction-publique-les-conservateurs-de-la-nature-exigent-la-publication-des-resultats-de-leur-concours/"><em>réclamer</em></a><em> la publication de ces résultats</em>», insiste Facinet Diawara, l&rsquo;un des 28 000 candidats à ce concours organisé il y a près de cinq ans. Il précise en outre que chaque candidat avait versé 50 000 francs guinéens, comme frais de participation, lors du dépôt de sa candidature avant de passer le concours. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion</strong></h2>



<p>Il faut préciser que les imprécisions du ministère du Travail et de la Fonction Publique sur la date exacte du concours et la nouveauté qui consiste à postuler en ligne ont contribué à catalyser les préoccupations des internautes et candidats au recrutement tout en favorisant la désinformation sur le sujet. </p>



<p>Et parce que les sources d&rsquo;informations officielles manquent parfois de clarté, des internautes  ont saisi l&rsquo;opportunité  pour créer plus de désordre informationnel. </p>



<p>Dans ce cas de figure, il est important que les candidats au concours poussent le ministère à être plus précis dans sa communication. </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Évasion à la prison civile de Conakry : de la nécessité d’informer de l’existence du «journalisme participatif»</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/11/06/evasion-a-la-prison-civile-de-conakry-de-la-necessite-dinformer-de-lexistence-du-journalisme-participatif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 13:19:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Cas d'étude]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=773</guid>

					<description><![CDATA[Parmi les publications et commentaires sur cette évasion, le comité d’analyse et de rédaction du projet IMPACT a repéré un type de contenus qui a particulièrement retenu son attention. Il s’agit de celui des internautes qui estiment que les journalistes ou plateformes médiatiques ne devraient pas interroger des internautes via des posts sur les événements alors en cours à Kaloum. Dans ce travail, nous analysons le fait tout en éclairant sur l’existence et la nécessité du journalisme participatif.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="777473" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #777473;" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-1024x576.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-774" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-1024x576.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-300x169.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-768x432.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-1536x864.webp 1536w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-1000x563.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-230x129.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-350x197.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-480x270.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-jpg.webp 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo du dispositif sécuritaire placé au pont 8 novembre, pour bloquer les accès à Kaloum,<br> après l’évasion à la prison centrale de Conakry le 4 novembre 2023. </figcaption></figure>



<p><strong>A l’aube de ce samedi 4 novembre 2023, </strong><a href="https://www.depecheguinee.com/maison-centrale-de-conakry-capitaine-moussa-dadis-camara-sevade-de-prison/?fbclid=IwAR2rLy7tiQBgenE6ogsU_5n72FZu8yqOjJqxthQ4uFVNA_oKVEomgFjWhKs"><strong>une évasion de quatre prisonniers de renom a eu lieu à la Maison d’arrêt de Conakry</strong></a><strong>, située à Kaloum, le centre administratif de la capitale guinéenne. Selon les autorités guinéennes, c’est un commando lourdement armé qui a attaqué la prison et a réussi à faire évader le capitaine Moussa Dadis Camara ainsi que les colonels Moussa Tiegboro Camara, Blaise Gomou et Claude Pivi. </strong><a href="https://www.africaguinee.com/exclusif-caude-pivi-a-ete-localise/"><strong>Ce dernier est toujours en cavale</strong></a><strong> au moment de la rédaction de cet article. Tandis que les trois autres, </strong><a href="https://www.africaguinee.com/urgent-dadis-camara-arrete-et-reconduit-en-prison/"><strong>arrêtés dans la journée même ont été reconduits en prison</strong></a><strong>. Ils sont tous des commanditaires présumés du massacre du 28 septembre 2009, qui avait causé plus de </strong><a href="http://85.217.170.64/fr/guinee-massacre-28septembre-moussa-dadis-viols-crimes-victimes/a-66945895" class="ek-link"><strong>15</strong></a><strong><a href="http://85.217.170.64/fr/guinee-massacre-28septembre-moussa-dadis-viols-crimes-victimes/a-66945895" class="ek-link">6</a></strong><a href="http://85.217.170.64/fr/guinee-massacre-28septembre-moussa-dadis-viols-crimes-victimes/a-66945895" class="ek-link"><strong> morts et plusieurs femmes violées</strong></a><strong> et dont le procès est en cours depuis le 28 septembre 2022. Telle une traînée de poudre, la nouvelle prend une viralité sur les réseaux sociaux en Guinée, notamment Facebook et (X anciennement Twitter). Parmi les publications et commentaires sur cette évasion, le comité d’analyse et de rédaction du projet </strong><a href="https://www.impact-plateforme.org/"><strong>IMPACT</strong></a><strong> a repéré un type de contenus qui a particulièrement retenu son attention. Il s’agit de celui des internautes qui estiment que les journalistes ou plateformes médiatiques ne devraient pas interroger des internautes via des posts sur les événements alors en cours à Kaloum. Dans ce travail, nous analysons le fait tout en éclairant sur l’existence et la nécessité du journalisme participatif.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte</h3>



<p>La presqu’île de Kaloum qui abrite la maison carcérale attaquée ne dispose que d’une seule principale entrée et sortie qui est l&rsquo;échangeur Moussoudougou, plus connu sous le nom de « <a href="https://www.google.com/maps/place/Conakry,+Guin%C3%A9e/@9.5133349,-13.7159327,14.89z/data=!4m23!1m16!4m15!1m6!1m2!1s0xf1cd12aa388e129:0x8a66de1569d341d4!2sConakry,+Guin%C3%A9e!2m2!1d-13.7119312!2d9.5090945!1m6!1m2!1s0xf1cd0da287b2eab:0xe2311fa7af661c31!2sPont+8+Novembre,+G8G6%2B5MX,+Conakry,+Guin%C3%A9e!2m2!1d-13.6882698!2d9.5254854!3e0!3m5!1s0xf1cd12aa388e129:0x8a66de1569d341d4!8m2!3d9.5090945!4d-13.7119312!16zL20vMGZuOHA?entry=ttu" class="ek-link">pont 8 novembre</a> ». Après les tirs nourris à la suite de <a href="https://www.visionguinee.info/evasion-spectaculaire-de-dadis-camara-le-fils-du-colonel-pivi-serait-a-lorigine-de-lattaque-de-la-prison-selon-un-avocat/">l’assaut du commando</a>, l’accès  a été bloqué par les militaires en poste, empêchant ainsi tout mouvement d’entrée et de sortie. Citoyens et journalistes se voient alors interdits d’accès durant toute la matinée. La majorité des médias dans la capitale guinéenne étant implantée hors de Kaloum, ce blocus avait compliqué le travail de terrain des journalistes. Dans ce contexte, ils ne pouvaient quasiment pas être en contact direct avec des sources d’information que peuvent être des témoins oculaires de l’opération ou des voisins de la prison. C’est alors que certains journalistes, dans le souci de se renseigner pour mieux informer, ont posé des questions sur internet, comme le recommande le journalisme participatif dans certains cas.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="a6a4a4" data-has-transparency="true" style="--dominant-color: #a6a4a4;" decoding="async" width="1007" height="1024" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM-1007x1024.png" alt="" class="has-transparency wp-image-759" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM-1007x1024.png 1007w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM-295x300.png 295w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM-768x781.png 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM-1000x1017.png 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM-230x234.png 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM-350x356.png 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM-480x488.png 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.29.26-AM.png 1357w" sizes="(max-width: 1007px) 100vw, 1007px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">La fougue mal placée de certains internautes </h3>



<p>Face aux interrogations de ces journalistes sur les réseaux sociaux, certains internautes attisent. Surfant sur de l’ironie pour visiblement inciter leur réseau à se braquer contre les journalistes, ces internautes ont jugé anormal le fait que des hommes de média soient passés par des posts sur leurs comptes personnels ou professionnels pour tenter de collecter des informations. Pour eux, ce sont les journalistes qui doivent informer la population et jamais l’inverse. </p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="9236c1" data-has-transparency="true" style="--dominant-color: #9236c1;" decoding="async" width="1024" height="1013" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1-1024x1013.png" alt="" class="has-transparency wp-image-768" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1-1024x1013.png 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1-300x297.png 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1-768x760.png 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1-1000x989.png 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1-230x228.png 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1-350x346.png 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1-480x475.png 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-05-a-9.28.35-AM-1.png 1314w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="9b9a9a" data-has-transparency="true" style="--dominant-color: #9b9a9a;" decoding="async" width="885" height="1024" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-885x1024.png" alt="" class="has-transparency wp-image-769" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-885x1024.png 885w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-259x300.png 259w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-768x889.png 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-1327x1536.png 1327w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-1000x1158.png 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-230x266.png 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-350x405.png 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM-480x556.png 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/Capture-decran-2023-11-06-a-12.44.52-PM.png 1370w" sizes="(max-width: 885px) 100vw, 885px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">L’erreur de jugement de ces internautes…  </h3>



<p>Affirmer que le journaliste ne doit pas s&rsquo;informer auprès du grand public dont les réseaux sociaux est une méconnaissance ou une erreur de la part de son auteur. Tout de même, il convient de reconnaître que le professionnel de l’information a la responsabilité de ne pas se limiter à ces réponses qui peuvent ne pas être complètes ou parfois erronées. Il lui revient de les vérifier avant de les partager.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comprendre le « </strong><a href="https://www.journalistefreelance.be/Crowdsourcing-le-journalisme-participatif?fbclid=IwAR0qLvCu1KN4xuHSysyNQAyRzDlt0GAgHmWBVN1J7wbLDTG3jCc7emr7f9s" class="ek-link"><strong>crowdsourcing » ou journalisme part</strong></a><strong><a href="https://www.journalistefreelance.be/Crowdsourcing-le-journalisme-participatif?fbclid=IwAR0qLvCu1KN4xuHSysyNQAyRzDlt0GAgHmWBVN1J7wbLDTG3jCc7emr7f9s" class="ek-link">icipatif</a></strong></h3>



<p>Le journaliste est avant tout un humain. Ce faisant, dans certains évènements notamment les périodes de crises ou dans d’autres situations comme les enquêtes journalistiques, il peut avoir des difficultés ou même d’impossibilité d’accéder à des sources d&rsquo;information.&nbsp; Dans une telle situation, un appel à contribution citoyenne à l’endroit du grand public peut bien lui permettre d’avancer dans son travail.</p>



<p>« <em>Le journaliste ne crée pas l’information mais il l’a collecte auprès de ses sources. Une partie des sources de l’information est le public</em> », explique Alpha Diallo, datajournaliste et président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI).</p>



<p>Ceci confirme que cette technique utilisée par des journalistes guinéens pour récolter des témoignages sur <a href="https://ledjely.com/2023/11/04/evasion-de-dadis-lavocat-ds-bah-accuse-le-fils-de-claude-pivi/">l’évasion à la Maison centrale de Conakry</a> est bien professionnelle.&nbsp;</p>



<p>C’est une technique mondialement reconnue et elle permet au journaliste de faire appel à ses lecteurs, téléspectateurs ou auditeurs pour mener <a href="https://gijn.org/fr/histoires/francais-enqueter-crowdsourcing/?fbclid=IwAR0ngM3Mk0w6XJGPqZVdzOIjolIHlT0M4FGeixh0VPDuuO8d0E5xWmFLEeU">des enquêtes, en sollicitant la participation du grand public</a> pour s’informer d’une situation donnée. Ça s’appelle le « crowdsourcing » ou le « journalisme participatif ».</p>



<p>Cette pratique a longtemps existait même si c’est avec l’émergence d’internet, des réseaux sociaux et des outils numériques qu’elle s&rsquo;est amplifiée. </p>



<p>Par ailleurs, le journalisme d’investigation est enseigné dans certains programmes de formation à l’université, notamment en journalisme, en communication ou encore en marketing.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion</strong>&nbsp;</h3>



<p>Vu qu’avec l’internet et les réseaux sociaux le contact virtuel entre les professionnels de l’information et les auditeurs, téléspectateurs et lecteurs est permanent, en Guinée comme ailleurs, nous recommandons aux deux parties de collaborer et d’œuvrer tous en faveur d’une information saine.</p>



<p>Aux citoyens de comprendre que le journalisme n’est pas un métier toujours aisé et aux journalistes d’intégrer dans leur pratique quotidienne des éléments pour éclairer les consommateurs de leurs informations sur leurs techniques et moyens de travail.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billo Lasko: un influenceur, qui s’autocensure pour transmettre du positif</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/11/01/billo-lasko-un-influenceur-qui-sautocensure-pour-transmettre-du-positif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 14:43:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=751</guid>

					<description><![CDATA[La course aux vues, aux likes et aux partages de contenus à laquelle fait face le monde des réseaux sociaux n’épargne point les internautes guinéens vivant sur place ou hors du pays. Malheureusement, l’envie de toucher le plus de personnes connectées poussent nombre d’entre eux à produire et à diffuser des fausses informations. Mais, heureusement, dans cette eau trouble, de bonnes graines sortent et se distinguent par la production de contenus responsable et éthique. De par leur énergie positive, ces influenceurs parviennent à inspirer positivement leur communauté. Ici, nous vous proposons l’histoire de Billo Lasko, un jeune guinéen vivant en France depuis 2018.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="a6b1aa" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a6b1aa;" decoding="async" width="992" height="1024" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-992x1024.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-753" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-992x1024.webp 992w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-291x300.webp 291w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-768x793.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-1000x1032.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-230x237.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-350x361.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-480x495.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-jpg.webp 1435w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /></figure>



<p><strong>La course aux vues, aux likes et aux partages de contenus à laquelle fait face le monde des réseaux sociaux n’épargne point les internautes guinéens vivant sur place ou hors du pays. Malheureusement, l’envie de toucher le plus de personnes connectées poussent nombre d’entre eux à produire et à diffuser des fausses informations. Mais, heureusement, dans cette eau trouble, de bonnes graines sortent et se distinguent par la production de contenus responsable et éthique. De par leur énergie positive, ces influenceurs parviennent à inspirer positivement leur communauté. Ici, nous vous proposons l’histoire de <a href="https://www.facebook.com/billolasko" class="ek-link">Billo Lasko</a>, un jeune guinéen vivant en France depuis 2018.</strong></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100011267982546" class="ek-link">Mamadou Billo Barry</a> est âgé d’une trentaine d’année. Il est né et grandi à Labé, en Moyenne Guinée. Aujourd’hui il vit à Paris, la capitale française, d&rsquo;où il produit principalement des vidéos. &nbsp;Ses contenus atteignent le million de vues.&nbsp;</p>



<p>Bien que présent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années, c’est seulement en 2020 qu’il décide de se lancer dans la production de contenus. Des vidéos dans lesquelles il véhicule des messages d’amour, de paix et de joie. Petri de talents artistiques notamment dans la danse, l’interprétation musicale ou encore l’humour, Billo a su s’en servir pour réunir et fédérer une forte communauté en toute responsabilité.</p>



<p><strong><em>« Les gens me disent qu’ils aiment regarder mes vidéos parce que les contenus sont intéressants et il n&rsquo;y a ni vulgarité, ni insulte »,</em></strong> nous explique-t-il.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Ne transmettre que positif</strong><strong></strong></p>



<p>Dans les vidéos produites par Billo Lasko, on ne retrouve ni injures, ni propos haineux. Au contraire, il encourage l’instruction et le civisme. Conscient de son influence sur de nombreux guinéens connectés, Billo Lasko n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;autocensurer sur certains sujets.&nbsp;</p>



<p><strong><em>« Parfois, j’enregistre des vidéos et quand mon équipe me dit que ce n&rsquo;est pas bon, je ne publie pas. Je supprime carrément la vidéo. C’est des choses qu’on regrettera toujours dans le futur. Je pense qu’il faut faire des vidéos qui vont apporter quelque chose de positif’’, </em></strong>témoigne le jeune.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Billo Lasko, un influenceur adulé par ses fans</strong></p>



<p>Le travail de Billo laisse des marques positives chez ses milliers d’admirateurs, parmi lesquels des jeunes, des vieux et des femmes.</p>



<p><strong><em>« J&rsquo;entendais souvent mes amis parler de lui, ils me montraient ses vidéos. C’est ainsi que j’ai liké sa page. Aujourd’hui, je suis devenue l’une de ses fans. Ses vidéos me font rire, et puis c&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui danse et chante bien. À chaque fois que je regarde une de ces vidéos, j&rsquo;apprends une leçon. Lui, je crois, il joue vraiment son rôle d’influenceur »,</em></strong> témoigne Houssainatou Baldé, étudiante en licence 1 à l’Université de Sonfonia.</p>



<p>Oumou Khairy Barry, employée d’une entreprise de la place, considère Billo comme son idole. <strong><em>“Il est pétri de talent. Il est unique en son genre, il ne cherche pas à copier les autres, il est authentique et très drôle. C&rsquo;est un jeune qui fait la fierté de la jeunesse guinéenne du côté de Paris. C’est aussi quelqu’un doté d’un grand humanisme. Récemment, il a aidé un jeune qui était dans le besoin. Billo est différent des autres. J&rsquo;apprécie sa façon de faire. C&rsquo;est un homme qui sait créer la confiance avec ses fans’’.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>A titre d&rsquo;exemple, dans <a href="https://www.facebook.com/billolasko/videos/620887539861050/?mibextid=NnVzG8">cette vidéo</a> qui a atteint le million de vues sur Facebook, Billo Lasko encourage un jeune à ne pas abandonner les études. Tout en reconnaissant à celui-ci son talent musical, il lui conseille d&rsquo;éviter les stupéfiants.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Conclusion</strong></p>



<p>Le cas de Billo, confirme donc la possibilité de mobiliser et fédérer une forte communauté sur les réseaux sociaux sans passer par la vulgarité, la diffusion de fausses informations ou de propos haineux. C’est un espace où on peut, surtout, éduquer, informer et changer positivement les mentalités.</p>
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		<title>Faux, aucune menace n&#8217;a été faite contre les étudiants qui n&#8217;auraient pas repris les cours ce 16 octobre !</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/10/16/faux-aucune-menace-na-ete-faite-contre-les-etudiants-qui-nauraient-pas-repris-les-cours-ce-16-octobre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Équipe Impact]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 23:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=719</guid>

					<description><![CDATA[Dans la soirée du dimanche 15 octobre 2023, une publication attribuée au Ministère de l&#8217;Enseignement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-dominant-color="ede0e0" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #ede0e0;" decoding="async" width="1024" height="1017" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-1024x1017.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-724" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-1024x1017.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-300x298.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-150x150.webp 150w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-768x763.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-1000x994.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-230x229.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-350x348.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-480x477.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0002-jpg.webp 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>La fausse capture d&rsquo;écran attribuée au MESRI.</em></figcaption></figure>



<p><strong>Dans la soirée du dimanche 15 octobre 2023, une publication attribuée au Ministère de l&rsquo;Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l&rsquo;Innovation est apparue sur les réseaux sociaux en Guinée. Cette publication, qui a été présentée comme une capture d&rsquo;écran d&rsquo;une publication sur le compte X (anciennement Twitter) du département, a semé la confusion en annonçant une retenue sur les pécules des étudiants qui ne se seraient pas rendus dans leurs universités respectives le jour de la rentrée universitaire, qui a eu lieu ce lundi 16 octobre dans toutes les universités et tous les instituts d&rsquo;enseignement supérieur de Guinée.</strong></p>



<p>Sur la supposée capture d’écran de la publication qui circule, on peut lire : « <em>Tous les étudiants qui ne se rendront pas demain dans leurs universités respectives ne percevront pas leurs pécules du 1er trimestre</em> ». Une “annonce” qui a suscité des interrogations. Notre rédaction a voulu en savoir davantage. Ainsi, l&rsquo;une des choses ayant suscité notre préoccupation, c&rsquo;est l&rsquo;authenticité du compte de la capture. D&rsquo;après nos différentes recherches, le compte X du département n&rsquo;est pas certifié ; contrairement à celui attribué au ministère sur la capture d&rsquo;écran qui circule.</p>



<p>Ensuite, on y constate une faute d&rsquo;orthographe dont on peut naturellement estimer que le département en charge de l&rsquo;enseignement supérieur ne peut pas se permettre dans ses communications officielles. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-dominant-color="787878" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #787878;" decoding="async" width="1024" height="1017" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-1024x1017.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-720" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-1024x1017.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-300x298.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-150x150.webp 150w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-768x763.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-1000x994.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-230x229.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-350x348.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-480x477.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231017-WA0003-jpg.webp 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Dans la capture, c’est écrit &lsquo;percevrons&rsquo; au lieu de &lsquo;percevront&rsquo;. </em> </figcaption></figure>



<p>La dernière chose qui attire l&rsquo;attention sur la fausseté de cette publication, ce sont les réactions qui ont été faites sur la publication de certains internautes. Dans les commentaires, beaucoup ont vite estimé que c&rsquo;est une fake news.</p>



<p>Afin de s&rsquo;assurer que la “publication” qui lui est attribuée ne vient pas d&rsquo;elle, notre rédaction a contacté le service de communication du Ministère de l&rsquo;Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l&rsquo;Innovation ce lundi 16 octobre 2023. Il a réagi rapidement à nos sollicitations pour clarifier la situation. Selon les gestionnaires des comptes du département sur les réseaux sociaux, « <em>cette publication constitue une fake news. Il n&rsquo;y a aucune retenue sur les pécules des étudiants liés à leur présence le jour de la rentrée universitaire </em>».</p>



<p>Le Ministère a tenu à rappeler que l&rsquo;information officielle concernant la rentrée universitaire est communiquée de manière transparente et via les canaux officiels, tels que son site web, ses comptes sur les réseaux sociaux, et des communiqués de presse officiels. « <em>Toute autre source d&rsquo;information doit être vérifiée avec prudence pour éviter la propagation de rumeurs infondées</em> », a rappelé le service de communication du département.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs dans la soirée de ce lundi, la capture d&rsquo;écran a été reprise sur les canaux de communication du ministère de l&rsquo;Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l&rsquo;Innovation mais avec la mention FAKE.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-dominant-color="6f82a5" data-has-transparency="true" style="--dominant-color: #6f82a5;" decoding="async" width="896" height="1024" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-896x1024.png" alt="" class="has-transparency wp-image-723" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-896x1024.png 896w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-263x300.png 263w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-768x877.png 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-1344x1536.png 1344w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-1000x1143.png 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-230x263.png 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-350x400.png 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM-480x548.png 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/10/Capture-decran-2023-10-24-a-3.05.09-PM.png 1361w" sizes="(max-width: 896px) 100vw, 896px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Capture d’écran du démenti fait par le Ministère. </em></figcaption></figure>



<p><strong>Verdict</strong></p>



<p>C&rsquo;est faux, le ministère de l&rsquo;Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l&rsquo;Innovation n&rsquo;a pas fait de publication pour menacer de bloquer les bourses d&rsquo;entretien des étudiants qui n&rsquo;auraient pas repris les cours ce lundi 16 octobre 2023. La prétendue capture d&rsquo;écran qui a circulé dimanche soir sur les réseaux sociaux est une fausse information, une fake news comme on le dit.&nbsp;</p>



<p>Il est donc essentiel de souligner l&rsquo;importance de la vérification des informations avant de les partager sur les réseaux sociaux. La désinformation peut avoir des conséquences néfastes, semant la confusion et induisant en erreur le public. Dans ce cas précis, le Ministère de l&rsquo;Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l&rsquo;Innovation a clairement démenti la fausse nouvelle concernant les prétendues retenues sur les pécules des étudiants. Il a aussi rappeler l&rsquo;importance de se référer aux sources officielles pour avoir des informations précises et fiables.</p>



<p>Cet article a été rédigé par Mamadou Saliou Diallo dans le cadre du projet <strong>Implication des Médias Numériques dans la Prévention Active des Conflits et Tensions (IMPACT)</strong>, sous la coordination de Thierno Ciré Diallo. Il a été approuvé par Abdoulaye Sadio Diallo.</p>
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