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	<title>Aboulaye Diallo &#8211; IMPACT</title>
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	<description>Plateforme de lutte contre la désinformation et la haine en ligne en Guinée et Côte d’Ivoire</description>
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	<title>Aboulaye Diallo &#8211; IMPACT</title>
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		<title>Guinée : la liberté d’expression à l&#8217;épreuve de la transition militaire du général Doumbouya !</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2024/01/30/guinee-la-liberte-dexpression-a-lepreuve-de-la-transition-militaire-du-general-doumbouya/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 15:51:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Cas d'étude]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
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		<category><![CDATA[Transition]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’instar de nombreux pays africains, la Guinée est entrée en contact avec la presse à l’époque coloniale avec des journaux papier. “Elle fut d’abord contrôlée par les autorités coloniales avant d’être appropriée par les élites politiques locales dans leur lutte anticoloniale. A l’issue de la 2ème guerre mondiale, plusieurs journaux voient le jour au nombre desquels (Coup de Bambou, Phare de Guinée, La Liberté…) utilisés par les leaders politiques et syndicaux d'alors comme un puissant moyen de mobilisation populaire contre la domination étrangère.   ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>À l’instar de nombreux pays africains, la Guinée est entrée en contact avec la presse à l’époque coloniale avec des journaux papier. “Elle fut d’abord contrôlée par les autorités coloniales avant <a href="https://theses.hal.science/tel-00904374"><em>d’être appropriée par les élites politiques locales</em></a> dans leur lutte anticoloniale. A l’issue de la 2<sup>ème</sup> guerre mondiale, plusieurs journaux voient le jour au nombre desquels (Coup de Bambou, Phare de Guinée, La Liberté…) utilisés par les leaders politiques et syndicaux d&rsquo;alors comme un puissant moyen de mobilisation populaire contre la domination étrangère.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://lh7-us.googleusercontent.com/TBVeG9C8x_Jquob6bG_VcBbZ1e0_vs4nZigo01d8bkirZBcWO30H033_t0_3mRkSQ1ZzQu4DIKqIk8GdVU8RD6I9tkv9LUs-2DwNUepB0ACZ3qpDPZSEl0tL74mMF8DGidN-w21CRFqm6fTZnEKDWxo" width="682" height="348"></p>



<p>Après l&rsquo;accession de la Guinée à l&rsquo;indépendance en 1958, le régime du président Ahmed Sékou Touré (1958-1984) instaure le parti unique, le journal La Liberté, la publication du PDG-RDA (parti au pouvoir), rebaptisée <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Horoya">Horoya</a>, devient l’unique journal d’information autorisé dans le pays.</p>



<p>A la mort du président Touré, en 1984, le Comité Militaire de Redressement National (CMRN), à sa tête le colonel Lansana Conté, prend le pouvoir. En 1990, la promulgation de la loi fondamentale ouvre la voie à la liberté de presse avec la création du groupe Le Lynx-La Lance, mais également L’Indépendant-Le Démocrate.&nbsp;</p>



<p><strong>Libéralisation des ondes en Guinée</strong></p>



<p>A la suite des conditions posées par l&rsquo;Union Européenne pour la reprise de sa coopération dont la libéralisation de l’espace audiovisuel, le président Lansana Conté (1984-2008), devenu entretemps général, a pris un décret en 2006 autorisant la création des radios et télévisions privées. Plusieurs radios furent créées dans la foulée. La loi sur la liberté de la presse promulguée en 2010 dépénalise les délits commis par voie de presse. Ce qui fait baisser le nombre de journalistes en prison ; même si la loi peine à être appliquée convenablement. Pendant le régime du président Alpha Condé (2010-2021), la liberté de la presse a connu des hauts et des bas avec l&#8217;emprisonnement de certains journalistes et la suspension momentanée de certains médias.</p>



<p><strong>Prise du pouvoir par le Comité National pour le Rassemblement et le </strong><b>Dév</b>eloppement </p>



<p>Le 5 septembre 2021, le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), à sa tête le général Mamadi Doumbouya, met fin au régime Alpha Condé. La Constitution et les institutions sont suspendues, à l&rsquo;exception de la Cour suprême et de la Cour des comptes.&nbsp;</p>



<p><strong>La Haute autorité de la communication (HAC) réhabilitée&nbsp;</strong></p>



<p>Lors des concertations nationales au Palais du peuple, les associations de presse sollicite du chef de la junte la réhabilitation de la Haute autorité de la communication (HAC). Le 21 septembre 2021, Mamadi Doumbouya a pris <a href="https://ledjely.com/2021/09/21/guinee-la-hac-rehabilitee-par-le-cnrd/">une ordonnance réhabilitant l&rsquo;institution de régulation sous la forme qui était la sienne avant le coup d’Etat</a>. Tout se passe apparemment bien entre les journalistes et les militaires au pouvoir. Le second en a d&rsquo;ailleurs nommé beaucoup d&rsquo;entre eux à des hautes fonctions dans l&rsquo;administration publique. Par la suite, <a href="https://www.faapa.info/en/guineemedias-le-cnrd-remet-une-maison-a-la-presse-nationale/">le CNRD a octroyé une Maison de la presse</a>, satisfaisant ainsi une doléance des associations de médias. <a href="https://www.guineetimes.com/opinion-don-de-la-maison-de-presse-un-cadeau-empoisonne-aux-medias-guineens-abdoulaye-oumou-sow-13471.html">“<em>Un cadeau empoisonné</em>”</a>, dénoncé en ce temps par notamment l’association Presse Solidaire qui avait demandé aux professionnels des médias&nbsp; de “<em>ne pas l&rsquo;accepter</em>”. La junte militaire va également promettre de revaloriser considérablement le montant de la subvention accordée annuellement à la presse.&nbsp;</p>



<p><strong>Les libertés fondamentales à rude épreuve</strong></p>



<p>La prise du pouvoir par le CNRD, le 5 septembre 2021, a bénéficié d&rsquo;un soutien populaire à travers le pays. C’est ainsi que le 11 septembre 2021, la junte a officiellement interdit les mouvements de soutien à son égard. Ceux-ci n&rsquo;ont pas disparu, pour autant. Au contraire, d&rsquo;autres se sont créés par la suite sous le regard complice des autorités. La Charte de la transition publiée le 27 septembre 2021, reconnaît globalement tous les droits fondamentaux, la liberté d&rsquo;opinion, d&rsquo;expression et de réunion. Par contre, elle n&rsquo;est pas explicite sur&nbsp; la liberté de manifestation.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Au fil du temps, l&rsquo;euphorie populaire s&rsquo;est estompée. Les acteurs sociopolitiques s&rsquo;impatientent et finissent par perdre confiance aux autorités militaires, les soupçonnant des velléités de confiscation du pouvoir. La confiance mutuelle s&rsquo;effrite petit à petit. La plateforme FNDC (Front National de Défense de la Constitution) menace de reprendre les manifestations de rue contre la “<em>gestion unilatérale de la transition</em>”. A travers un communiqué, le 13 mai 2022, le ministre de l&rsquo;Administration du territoire et de la Décentralisation <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2022/05/guinee-interdiction-de-manifester-jusquaux-periodes-de-campagnes-electorales/">interdit “<em>toutes les manifestations sur la voie et la place publiques</em>”</a>. Le motif invoqué est que celles-ci sont “<em>de nature à compromettre la quiétude sociale et l’exécution correcte des activités contenues dans le chronogramme de la transition</em>”. Au regard de cette situation, les acteurs politiques sont invités à s’y abstenir jusqu’aux périodes de campagnes électorales.</p>



<p>«<em> Par cette décision, les autorités de la transition perpétuent la violation du droit de réunion pacifique fréquemment commise sous la présidence d’Alpha Condé qu’elles ont renversé le 5 septembre 2021. Elles en font même une règle destinée à être appliquée possiblement pendant plusieurs années et pour des motifs vagues, en violation du droit international, sachant qu’aucun chronogramme officiel quant à la tenue des prochaines élections n’a jusqu’à présent été présenté aux Guinéens. Le droit à la liberté de réunion pacifique est protégé par l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et par l’article 11 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Cette décision contrevient également à la Charte de la transition voulue par le CNRD et signée le 27 septembre 2021 par le chef de l’Etat, dont l’article 34 stipule que « les libertés d’association, de réunion, de presse et de publication sont garanties</em> », a dénoncé <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2022/05/guinee-interdiction-de-manifester-jusquaux-periodes-de-campagnes-electorales/">Amnesty International dans un communiqué</a>.</p>



<p><strong>Fin de l&rsquo;idylle entre la presse et le CNRD</strong></p>



<p>Les différents droits et libertés fondamentaux sont si étroitement imbriqués au point que la restriction de l&rsquo;un affecte indubitablement tous les autres.&nbsp; Dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2022, une manifestation spontanée, la toute première sous le CNRD, consécutive à l&rsquo;augmentation du prix du carburant, fait un mort. <a href="https://mediaguinee.com/conakry-thierno-mamadou-tue-par-balle-a-hamdallaye-sera-inhume-au-cimetiere-de-cameroun-famille/">Thierno Mamadou, un jeune lycéen, est tué par balle à Hamdallaye</a>. L&rsquo;Adjudant-chef Moriba Camara est arrêté, jugé, déclaré coupable de meurtre et condamné à 10 ans de réclusion criminelle par le Tribunal de première instance de Dixinn. <a href="https://guineematin.com/2024/01/11/meurtre-de-thierno-mamadou-a-hamdallaye-ladjudant-chef-moriba-camara-a-la-barre-de-la-cour-dappel-de-conakry/">Son procès en appel se tient actuellement devant la Cour d’appel de Conakry</a>.&nbsp;</p>



<p>À date, une trentaine de personnes ont été tuées à l&rsquo;occasion des “manifestations pacifiques”, appelées par les Forces vives qui regroupent l&rsquo;UFDG de Cellou Dalein Diallo, le RPG Arc-en-ciel d&rsquo;Alpha Condé, l&rsquo;UFR de Sidya Touré ou encore le FNDC, dirigé par Foniké Mengué. La plupart de ces leaders vivent actuellement en exil.</p>



<p><strong>Actes liberticides&nbsp;</strong></p>



<p>Dans l&rsquo;exercice de leur métier sur le terrain, des journalistes se sont vus empêcher à plusieurs reprises de couvrir les manifestations. Certains d&rsquo;entre eux ont été violentés par les forces de défense et de sécurité. Tandis que d&rsquo;autres qui ont osé dénoncer la répression violente des manifestants ont été convoqués par la HAC, certains ont écopé d&rsquo;une suspension. Les exemples de violations de la liberté de la presse sont nombreux. En mai 2023, l’<a href="https://www.guinee360.com/20/05/2023/actes-liberticides-de-la-junte-il-faut-sopposer-a-la-mise-a-mort-de-la-presse-en-guinee">association Presse Solidaire avait dénoncé des actes liberticides</a>. Ce sont entre autres :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>La convocation du directeur de publication de Mosaiqueguinee.com&nbsp; par la Direction du Renseignement Militaire pour avoir révélé la disparition d’un camion de tramadol (un antalgique de la famille des opioïdes) au Camp Samory Touré. Une information confirmée par la suite par le chef d&rsquo;état-major des armées d’alors dans une interview à la RTG (Radio Télévision Guinéenne).</em></li>



<li><em>L&rsquo;arrestation de Amadou Diouldé Diallo, rédacteur en chef de la radio City FM,&nbsp; à Koloma par des éléments de l’armée. Le journaliste a été conduit au Camp Alpha Yaya Diallo où il a été contraint de supprimer les images qu’il avait prises.</em></li>



<li><em>Les injures proférées par les Forces de Défense et de Sécurité&nbsp; contre des journalistes lors des manifestations des Forces Vives de Guinée à Bambéto.&nbsp;</em></li>
</ul>



<p><strong>“Ennemi de la presse”&nbsp;</strong></p>



<p>Pendant cette même période, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, avait prevenu la presse. “<em>Que ce soit une radio, une télévision, un journal ou un site internet, tout média qui tient des propos pouvant perturber la paix sociale, attiser la haine entre les communautés, ou inciter les uns contre les autres, sera fermé sans hésitation et devra assumer toutes les responsabilités. Si un média viole les règles, sa fermeture se fera en pleine lumière</em>”, avait-il menacé alors qu’en Guinée, seul le pouvoir judiciaire a les pouvoirs légaux de fermer un média. Ce, conformément à la loi.&nbsp;</p>



<p>Avant lui, c’est le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’Homme qui avait, lui aussi, démontré à plusieurs reprises son hostilité envers les journalistes. Auparavant, il avait vainement tenté d’obtenir de la HAC qu’elle lui transmette les rapports sur les cas de violation de la liberté de la presse. Par la suite, Alphonse Charles Wright a engagé des poursuites pénales contre les journalistes du groupe Hadafo Média, Mohamed Mara et Lamine Guirassy.&nbsp; “<em>Je n’écoute pas les médias</em>”, a-t-il affirmé,&nbsp; par la suite, au cours d’une conférence de presse le 17 mai 2023.</p>



<p>En dépit des multiples dénonciations des organisations de défense des droits humains, les violations de la liberté de la presse et d&rsquo;expression ne se sont pas arrêtées pour autant. Elles ont atteint leur paroxysme, le 26 mai 2023, avec la limitation d’accès à internet, le brouillage des fréquences de FIM FM et Djoma FM, et la confiscation des émetteurs de Sabari FM et Love FM. Il a fallu une journée sans presse et le boycott de l&rsquo;ensemble des activités du CNRD, du gouvernement, bref tous les organes de la transition pour que ces restrictions soient levées. Les associations avaient accusé Ousmane Gaoual Diallo d&rsquo;être derrière ces actes contre la liberté de la presse et l&rsquo;avaient désigné comme “Ennemi de la presse”.</p>



<p>Depuis le mois d’octobre, plusieurs radios privées se plaignent du brouillage de leurs ondes, sans compter que la HAC a fait des injonctions, en décembre 2023, aux fournisseurs d’image Canal+ et Startimes de retirer l’essentiel des télévisions privées sur leurs bouquets.</p>



<p><strong>Le blocage du site d’information Guineematin.com</strong></p>



<p>Alors que les médias cherchaient encore à se remettre des restrictions du mois de mai, voilà que Guineematin.com est de nouveau bloqué à partir du 15 août 2023. Le site est resté pendant 80 jours inaccessible sur le territoire guinéen sans l&rsquo;aide d&rsquo;un VPN.</p>



<p><img decoding="async" src="https://lh7-us.googleusercontent.com/3vqdWxbt_eOcnnCVn9p-Mr3RKrFOD60s7RhFW9-nh-vv3HGwJMK75Z0uJXF-cVgypuiLenDFdK_WrLrlsSdqbauiXEKfcHvN9IQdCttnR5mqGB2K_dkljz4UynCs0wNBTGSb9wnWUA8Swdo4uLff_Kw" width="680" height="337"></p>



<p>Inquisiteur.net, cofondé par l&rsquo;actuel directeur de communication et de l&rsquo;information de la Présidence de la République, Moussa Moise Sylla, et le journaliste Babila Keïta, est à son tour victime de blocage à partir du 1er septembre. Il s&rsquo;est avéré que le second cas résultait d&rsquo;un désaccord entre les cofondateurs qui ont fini par trouver une solution au problème.</p>



<p>Par contre, l&rsquo;Association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL) avait saisi la HAC d&rsquo;une plainte contre X pour le cas de Guineematin. L&rsquo;institution de régulation avait, par la suite, saisi l&rsquo;Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT). Cette saisine est restée sans suite favorable. <a href="https://www.guinee7.com/2023/09/01/soucis-dacces-a-guineematin-je-ne-me-cache-pas-pour-fermer-un-site-se-defend-gaoual/">Le principal accusé, Ousmane Gaoual Diallo</a>, s&rsquo;est défendu en ces termes : “<em>Ce qui est clair, moi, j’ai dit une chose, je ne me cache pas pour fermer un site. Si je ferme un site, je ferai une communication officielle que j’ai pris la responsabilité de fermer un site</em>”.</p>



<p><strong>La Haute Autorité de la Communication sous haute pression</strong></p>



<p><strong>   </strong>Lors du lancement des travaux de rénovation et d’extension du siège de la HAC (Haute Autorité de la Communication), le 4 septembre 2023, <a href="https://guinee114.com/dr-bernard-goumou-un-journaliste-detenteur-de-la-carte-de-presse-doit/">le Premier ministre, Bernard Goumou, avait accusé certains journalistes d&rsquo;avoir mis leurs “<em>plumes et micros au service du mensonge</em>”</a>, avant d’exhorter l&rsquo;autorité de régulation à “<em>redoubler d’efforts et de stratégies pour une meilleure régulation des médias guinéens”.</em> C&rsquo;est dans ce contexte que le 5 septembre 2023, les médias publics et privés ont néanmoins organisé une synergie, entièrement financée par les autorités de la transition, pour célébrer l&rsquo;an 2 du CNRD. Tandis que l’accès au site Guineematin.com était restreint depuis une vingtaine de jours. <a href="https://rsf.org/fr/guin%C3%A9e-rsf-rend-de-nouveau-accessible-le-site-d-information-guin%C3%A9e-matin" class="ek-link">Il aura fallu l&rsquo;assistance technique des Reporters Sans Frontières (RSF) qui a créé un site miroir pour contourner la restriction</a>.</p>



<p><strong>Répression de la marche du Syndicat des Professionnels de la Presse en Guinée&nbsp;</strong></p>



<p>La manifestation pacifique du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée, organisée le 16 octobre dernier dans le centre-ville de Kaloum contre le blocage dudit site, a été violemment réprimée par les forces de sécurité. Plusieurs journalistes ont été arrêtés et déférés devant le Tribunal de première instance de Kaloum. Ibrahima Foulamory du journal&nbsp; Le Courrier de Conakry et Mariama Djouldé Diallo de Cavi TV s&rsquo;en sont sortis avec des blessures. Il aura fallu attendre le 6 novembre, c&rsquo;est à dire après 80 jours de restriction, avant que le média ne soit à nouveau accessible en Guinée sans VPN.</p>



<p>Il règne donc en Guinée en ce début d’année 2024 une atmosphère délétère sur fond de restriction des libertés individuelles et collectives avec un accès extrêmement limité sur internet. Ce qui joue inévitablement sur les activités des uns et des autres, notamment les journalistes. D’ailleurs, ce mercredi 17 janvier 2024, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a suspendu le journaliste Abdoul Latif Diallo pour une période de 6 mois. Et son site d’informations Depecheguinee.com est, quant à lui, suspendu pour 9 mois à compter de publication de cette décision. <a href="https://guineematin.com/2024/01/17/medias-le-journaliste-abdoul-latif-diallo-suspendu-pour-6-mois-son-site-depecheguinee-com-suspendu-pour-9-mois-hac/">Ces suspensions font suite aux plaintes du Gouverneur de la BCRG et du ministre de l’Economie et des Finances</a>, pour « <em>diffamation et trouble à l’ordre public</em> » portant sur un article faisant état de «<em> plus d’un milliard de dollars douteux du régime guinéen bloqué à Dubaï</em> ».</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Recrutement à la Fonction publique guinéenne : des imprécisions du ministère causent du désordre informationnel</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/12/29/recrutement-a-la-fonction-publique-guineenne-des-imprecisions-du-ministere-causent-du-desordre-informationnel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Dec 2023 16:01:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=815</guid>

					<description><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 20 octobre 2023, le ministère du Travail et de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading">Dans un <a href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=757769729724057&amp;id=100064731094673&amp;mibextid=Nif5oz%20(minist%C3%A8re)">communiqué</a> rendu public, le 20 octobre 2023, le ministère du Travail et de la Fonction Publique a annoncé le recrutement de nouveaux fonctionnaires dans l&rsquo;administration publique guinéenne. Cette annonce a suscité de nombreuses réactions au sein de l&rsquo;opinion publique, notamment sur les réseaux sociaux. Des préoccupations et de la désinformation ont émergé, principalement sur le point des frais d&rsquo;inscription fixés à 100 000 GNF que chaque candidat doit verser pour le traitement de son dossier. Il en est de même pour le nombre de pièces à fournir et la crédibilité du concours. </h6>



<p class="has-text-align-left"><img decoding="async" style="" src="https://lh7-us.googleusercontent.com/yAi4hxh8MG9YdOsV1my-RZ0LQcUqp8g71XdDQD3QvJbe6MxSr78zHj0fJ19gr6QcshVa_4KRC7hCBFum54NkBvgC3THeCDRF7O3V2ei9X7ZBJTezSDP3qOk86e3o4flr91gQDOR3j1XY"></p>



<p>Selon les autorités nationales, l&rsquo;annonce fait suite aux opérations d&rsquo;assainissement du fichier de la fonction publique menées par l’actuelle junte militaire au pouvoir, le Conseil National pour Rassemblement et le Développement, CNRD. Le recrutement aux postes de la fonction publique se déroulera à travers un concours programmé à la fin du mois de novembre 2023.  </p>



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</div>



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</div>
</div>



<p>Dans le premier communiqué annonçant ledit concours de recrutement d&rsquo;agents pour la fonction publique, session 2023, le ministre Julien Yombouno est resté peu précis quant à la date exacte de la compétition. De plus, les exigences documentaires étaient nombreuses, avec neuf pièces en particulier demandées aux candidats.</p>



<p>Contrairement aux précédents concours d&rsquo;accès à la fonction publique, où les candidats déposaient physiquement leurs dossiers de candidature aux endroits indiqués, cette fois-ci, le dépôt des dossiers se fait exclusivement en ligne. Toutefois, assure une source proche du dossier que notre équipe a contacté, l&rsquo;examen se tiendra sur deux jours dans les chefs-lieux des régions administratives du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Face aux critiques, le ministre Julien Yombouno a fait marche arrière&#8230;</strong></h2>



<p>Si certains estimaient que le nombre de pièces à fournir était « important”, d&rsquo;autres dénonçaient la «complexité » de la procédure. En réponse au mécontentement qui a suivi cette annonce, le ministre du Travail et de la Fonction Publique a publié un autre <a href="https://www.guinee360.com/24/10/2023/recrutement-a-la-fonction-publique-le-ministre-julien-yombouno-fixe-la-date-et-les-conditions/" class="ek-link">communiqué</a>, le 24 octobre, précisant le début et la fin de la période de dépôt des dossiers, les dates des épreuves pour les candidats, ainsi que la réduction du nombre de pièces à fournir.</p>



<p>Dans le même contexte, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l&rsquo;Homme, a émis un communiqué concernant les <a href="https://woulanews.com/guinee-voici-les-prix-officiels-du-casier-judiciaire-et-du-certificat-de-nationalite/" class="ek-link">prix des documents administratifs</a> au niveau des tribunaux et des justices de paix du pays. Désormais, le casier judiciaire coûte 50 000 GNF et le certificat de nationalité 50 000 GNF également.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les 100 000 GNF non remboursables pour le traitement du dossier constituent-ils une arnaque des candidats de la part de l&rsquo;État ?</strong></h2>



<p>Dans le communiqué du ministère du Travail et de la Fonction Publique, il est précisé aussi que chaque candidat, en déposant son dossier de candidature, doit l&rsquo;accompagner d&rsquo;un paiement de 100 000 GNF non remboursables pour son traitement. Ce montant a été perçu par certains citoyens, que nous avons interrogés, comme une <strong> »arnaque de la part de l&rsquo;État envers ses concitoyens ».</strong></p>



<p>Une situation qui trouve son écho auprès de nombreux Guinéens, compte tenu de la conjoncture économique « difficile » qui frappe actuellement le pays.</p>



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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh7-us.googleusercontent.com/eyyDLwD_pOUS3WLLht_7YKmvPYyQwjr0gxYj8zIrcbJOgnFadWyL9UhzUL9qGO-0tJMvKNKR4uoVhBJzoDM8Nscwe-msOS75zQTA73u-722QKzbDriqz653_blELVCqdUmAaVDnIHv7b" alt=""/></figure>
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<p>Lors du débriefing du Conseil des Ministres, auquel un de nos reporters a participé, le vendredi 27 octobre 2023, <a href="https://fb.watch/nYBDhLegQK/?mibextid=cr9u03">Ousmane Gaoual Diallo</a>, ministre des Postes, des Télécommunications et de l&rsquo;Économie Numérique, qui est également le porte-parole du gouvernement, a apporté des précisions concernant ce montant demandé. Selon lui, le mot  »arnaque » n&rsquo;est pas un vocabulaire approprié. «<em>L&rsquo;arnaque implique une manipulation frauduleuse visant à subtiliser quelque chose. L&rsquo;arnaque équivaut à du vol, c&rsquo;est une infraction. Lorsque le gouvernement communique, il le fait en conformité avec la loi. Le ministre de la Fonction Publique n&rsquo;agit pas arbitrairement. Ce n&rsquo;est pas au Premier Ministre de décider si le montant est de 100 000 ou 50 000 GNF. Il agit en fonction de la loi en vigueur. Cette loi est votre loi. Il est donc nécessaire de consulter la loi pour comprendre pourquoi ce montant est requis. Il est explicitement indiqué qu&rsquo;il s&rsquo;agit de frais non remboursables. Affirmer que c&rsquo;est une arnaque n&rsquo;est pas approprié. Lorsque vous demandez un visa, vous vous rendez dans les ambassades et vous payez des frais. Cela signifie-t-il que les ambassades vous arnaquent ? Les services publics, y compris l&rsquo;organisation de concours, impliquent des coûts. L&rsquo;État prend en charge certains aspects, mais il y a des frais que l&rsquo;État ne peut pas couvrir</em>», a-t-il expliqué.</p>



<p>M. Diallo a ajouté également que l&rsquo;argent est l&rsquo;un des critères permettant d&rsquo;« <em>évaluer la qualité de ceux qui postulent. Sans l&rsquo;inclusion de critères discriminants tels que l&rsquo;argent, le diplôme, la santé, et bien d&rsquo;autres, il serait difficile d&rsquo;organiser un concours. Ces critères sont également conçus pour motiver et renforcer la détermination de ceux qui s&rsquo;engagent à passer le concours. Il est essentiel de les encourager à bien se préparer pour réussir l&rsquo;examen. Les Guinéens n&rsquo;ont pas eu la possibilité de participer à des concours d&rsquo;accès à la fonction publique depuis longtemps. L&rsquo;organisation de ces concours devrait être une source de réjouissance, car elle offre à de nombreux jeunes leur première opportunité d&#8217;emploi en tant qu&rsquo;agents de l&rsquo;État. Cela revêt une grande importance, et les frais engagés sont relativement abordables.</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un concours organisé, dont les résultats restent inconnus après plusieurs années&#8230;</strong></h2>



<p>Les <a href="https://actuguinee.org/date-du-concours-de-recrutement-direct-de-1-500-conservateurs-de-la-nature-communique/">21 et 22</a> novembre 2019, le gouvernement guinéen de l&rsquo;époque avait organisé un concours de recrutement de 1 500 agents pour la fonction publique, au profit du ministère de l&rsquo;Environnement, des Eaux et des Forêts (ancienne appellation du département actuel de l&rsquo;Environnement et du Développement Durable). Plus de 28 000 candidats avaient participé à ce concours.</p>



<p>Facinet Diawara fait partie de ces candidats. Dans le cadre de la rédaction de cet article, on l’a interrogé. «<em>Je fais partie des milliers de candidats qui ont eu le courage et la détermination de participer à ce concours d&rsquo;intégration à la fonction publique pour la session 2019-2020. Il est difficile de souligner les difficultés auxquelles nous avons été confrontés tout au long du processus du concours proprement dit d&rsquo;intégration à la fonction publique, pour le compte du ministère de l&rsquo;Environnement</em>», nous a-t-il confié, tout en précisant n’avoir jamais reçu les résultats du concours auquel il avait pris part. <em>«Ce concours a été officiellement lancé, nous avons rassemblé tout ce qui était nécessaire pour le concours, mais jusqu&rsquo;à présent, les résultats n&rsquo;ont pas été publiés. Ce que nous avons du mal à comprendre, c&rsquo;est que l&rsquo;État est une continuité, cependant, à chaque changement de régime, il semble que l&rsquo;on rejette en bloc ou que l&rsquo;on égare le travail accompli par les prédécesseurs</em>»,regrette-t-il. Il poursuit en expliquant : «<em>Nous pouvons comprendre que le régime précédent n&rsquo;ait peut-être pas été disposé à publier les résultats, mais nous supposons qu&rsquo;avec l&rsquo;arrivée au pouvoir le 5 septembre 2021 du régime militaire, dirigé par le Colonel Mamadi Doumbouya, la première étape aurait dû être d&rsquo;examiner sérieusement ce dossier avant d&rsquo;annoncer de nouveaux recrutements. Avec ce nouveau concours, il semble que le concours de 2019 être complètement oublié</em>», nous a-t-il confié.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un collectif de candidats n’ayant pas reçu les résultats dudit concours</strong></h2>



<p>Ces candidats à ce concours ont créé un collectif pour obtenir la publication des résultats. Selon notre interlocuteur, de nombreuses actions ont été entreprises, mais en vain. Des sit-in, des manifestations, des <a href="https://lelynx.net/2023/05/concours-dintegration-a-la-fonction-publique-des-jeunes-crient-a-linjustice/">conférences de presse</a>, ainsi que des négociations n&rsquo;ont pas encore abouti à la publication des résultats. «<em>Nous continuons à </em><a href="https://ledjely.com/2023/04/11/fonction-publique-les-conservateurs-de-la-nature-exigent-la-publication-des-resultats-de-leur-concours/"><em>réclamer</em></a><em> la publication de ces résultats</em>», insiste Facinet Diawara, l&rsquo;un des 28 000 candidats à ce concours organisé il y a près de cinq ans. Il précise en outre que chaque candidat avait versé 50 000 francs guinéens, comme frais de participation, lors du dépôt de sa candidature avant de passer le concours. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion</strong></h2>



<p>Il faut préciser que les imprécisions du ministère du Travail et de la Fonction Publique sur la date exacte du concours et la nouveauté qui consiste à postuler en ligne ont contribué à catalyser les préoccupations des internautes et candidats au recrutement tout en favorisant la désinformation sur le sujet. </p>



<p>Et parce que les sources d&rsquo;informations officielles manquent parfois de clarté, des internautes  ont saisi l&rsquo;opportunité  pour créer plus de désordre informationnel. </p>



<p>Dans ce cas de figure, il est important que les candidats au concours poussent le ministère à être plus précis dans sa communication. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Évasion à la prison civile de Conakry : de la nécessité d’informer de l’existence du «journalisme participatif»</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/11/06/evasion-a-la-prison-civile-de-conakry-de-la-necessite-dinformer-de-lexistence-du-journalisme-participatif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 13:19:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Cas d'étude]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=773</guid>

					<description><![CDATA[Parmi les publications et commentaires sur cette évasion, le comité d’analyse et de rédaction du projet IMPACT a repéré un type de contenus qui a particulièrement retenu son attention. Il s’agit de celui des internautes qui estiment que les journalistes ou plateformes médiatiques ne devraient pas interroger des internautes via des posts sur les événements alors en cours à Kaloum. Dans ce travail, nous analysons le fait tout en éclairant sur l’existence et la nécessité du journalisme participatif.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="777473" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #777473;" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-1024x576.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-774" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-1024x576.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-300x169.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-768x432.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-1536x864.webp 1536w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-1000x563.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-230x129.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-350x197.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-480x270.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/5-2-jpg.webp 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo du dispositif sécuritaire placé au pont 8 novembre, pour bloquer les accès à Kaloum,<br> après l’évasion à la prison centrale de Conakry le 4 novembre 2023. </figcaption></figure>



<p><strong>A l’aube de ce samedi 4 novembre 2023, </strong><a href="https://www.depecheguinee.com/maison-centrale-de-conakry-capitaine-moussa-dadis-camara-sevade-de-prison/?fbclid=IwAR2rLy7tiQBgenE6ogsU_5n72FZu8yqOjJqxthQ4uFVNA_oKVEomgFjWhKs"><strong>une évasion de quatre prisonniers de renom a eu lieu à la Maison d’arrêt de Conakry</strong></a><strong>, située à Kaloum, le centre administratif de la capitale guinéenne. Selon les autorités guinéennes, c’est un commando lourdement armé qui a attaqué la prison et a réussi à faire évader le capitaine Moussa Dadis Camara ainsi que les colonels Moussa Tiegboro Camara, Blaise Gomou et Claude Pivi. </strong><a href="https://www.africaguinee.com/exclusif-caude-pivi-a-ete-localise/"><strong>Ce dernier est toujours en cavale</strong></a><strong> au moment de la rédaction de cet article. Tandis que les trois autres, </strong><a href="https://www.africaguinee.com/urgent-dadis-camara-arrete-et-reconduit-en-prison/"><strong>arrêtés dans la journée même ont été reconduits en prison</strong></a><strong>. Ils sont tous des commanditaires présumés du massacre du 28 septembre 2009, qui avait causé plus de </strong><a href="http://85.217.170.64/fr/guinee-massacre-28septembre-moussa-dadis-viols-crimes-victimes/a-66945895" class="ek-link"><strong>15</strong></a><strong><a href="http://85.217.170.64/fr/guinee-massacre-28septembre-moussa-dadis-viols-crimes-victimes/a-66945895" class="ek-link">6</a></strong><a href="http://85.217.170.64/fr/guinee-massacre-28septembre-moussa-dadis-viols-crimes-victimes/a-66945895" class="ek-link"><strong> morts et plusieurs femmes violées</strong></a><strong> et dont le procès est en cours depuis le 28 septembre 2022. Telle une traînée de poudre, la nouvelle prend une viralité sur les réseaux sociaux en Guinée, notamment Facebook et (X anciennement Twitter). Parmi les publications et commentaires sur cette évasion, le comité d’analyse et de rédaction du projet </strong><a href="https://www.impact-plateforme.org/"><strong>IMPACT</strong></a><strong> a repéré un type de contenus qui a particulièrement retenu son attention. Il s’agit de celui des internautes qui estiment que les journalistes ou plateformes médiatiques ne devraient pas interroger des internautes via des posts sur les événements alors en cours à Kaloum. Dans ce travail, nous analysons le fait tout en éclairant sur l’existence et la nécessité du journalisme participatif.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte</h3>



<p>La presqu’île de Kaloum qui abrite la maison carcérale attaquée ne dispose que d’une seule principale entrée et sortie qui est l&rsquo;échangeur Moussoudougou, plus connu sous le nom de « <a href="https://www.google.com/maps/place/Conakry,+Guin%C3%A9e/@9.5133349,-13.7159327,14.89z/data=!4m23!1m16!4m15!1m6!1m2!1s0xf1cd12aa388e129:0x8a66de1569d341d4!2sConakry,+Guin%C3%A9e!2m2!1d-13.7119312!2d9.5090945!1m6!1m2!1s0xf1cd0da287b2eab:0xe2311fa7af661c31!2sPont+8+Novembre,+G8G6%2B5MX,+Conakry,+Guin%C3%A9e!2m2!1d-13.6882698!2d9.5254854!3e0!3m5!1s0xf1cd12aa388e129:0x8a66de1569d341d4!8m2!3d9.5090945!4d-13.7119312!16zL20vMGZuOHA?entry=ttu" class="ek-link">pont 8 novembre</a> ». Après les tirs nourris à la suite de <a href="https://www.visionguinee.info/evasion-spectaculaire-de-dadis-camara-le-fils-du-colonel-pivi-serait-a-lorigine-de-lattaque-de-la-prison-selon-un-avocat/">l’assaut du commando</a>, l’accès  a été bloqué par les militaires en poste, empêchant ainsi tout mouvement d’entrée et de sortie. Citoyens et journalistes se voient alors interdits d’accès durant toute la matinée. La majorité des médias dans la capitale guinéenne étant implantée hors de Kaloum, ce blocus avait compliqué le travail de terrain des journalistes. Dans ce contexte, ils ne pouvaient quasiment pas être en contact direct avec des sources d’information que peuvent être des témoins oculaires de l’opération ou des voisins de la prison. C’est alors que certains journalistes, dans le souci de se renseigner pour mieux informer, ont posé des questions sur internet, comme le recommande le journalisme participatif dans certains cas.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">La fougue mal placée de certains internautes </h3>



<p>Face aux interrogations de ces journalistes sur les réseaux sociaux, certains internautes attisent. Surfant sur de l’ironie pour visiblement inciter leur réseau à se braquer contre les journalistes, ces internautes ont jugé anormal le fait que des hommes de média soient passés par des posts sur leurs comptes personnels ou professionnels pour tenter de collecter des informations. Pour eux, ce sont les journalistes qui doivent informer la population et jamais l’inverse. </p>



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<h3 class="wp-block-heading">L’erreur de jugement de ces internautes…  </h3>



<p>Affirmer que le journaliste ne doit pas s&rsquo;informer auprès du grand public dont les réseaux sociaux est une méconnaissance ou une erreur de la part de son auteur. Tout de même, il convient de reconnaître que le professionnel de l’information a la responsabilité de ne pas se limiter à ces réponses qui peuvent ne pas être complètes ou parfois erronées. Il lui revient de les vérifier avant de les partager.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comprendre le « </strong><a href="https://www.journalistefreelance.be/Crowdsourcing-le-journalisme-participatif?fbclid=IwAR0qLvCu1KN4xuHSysyNQAyRzDlt0GAgHmWBVN1J7wbLDTG3jCc7emr7f9s" class="ek-link"><strong>crowdsourcing » ou journalisme part</strong></a><strong><a href="https://www.journalistefreelance.be/Crowdsourcing-le-journalisme-participatif?fbclid=IwAR0qLvCu1KN4xuHSysyNQAyRzDlt0GAgHmWBVN1J7wbLDTG3jCc7emr7f9s" class="ek-link">icipatif</a></strong></h3>



<p>Le journaliste est avant tout un humain. Ce faisant, dans certains évènements notamment les périodes de crises ou dans d’autres situations comme les enquêtes journalistiques, il peut avoir des difficultés ou même d’impossibilité d’accéder à des sources d&rsquo;information.&nbsp; Dans une telle situation, un appel à contribution citoyenne à l’endroit du grand public peut bien lui permettre d’avancer dans son travail.</p>



<p>« <em>Le journaliste ne crée pas l’information mais il l’a collecte auprès de ses sources. Une partie des sources de l’information est le public</em> », explique Alpha Diallo, datajournaliste et président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI).</p>



<p>Ceci confirme que cette technique utilisée par des journalistes guinéens pour récolter des témoignages sur <a href="https://ledjely.com/2023/11/04/evasion-de-dadis-lavocat-ds-bah-accuse-le-fils-de-claude-pivi/">l’évasion à la Maison centrale de Conakry</a> est bien professionnelle.&nbsp;</p>



<p>C’est une technique mondialement reconnue et elle permet au journaliste de faire appel à ses lecteurs, téléspectateurs ou auditeurs pour mener <a href="https://gijn.org/fr/histoires/francais-enqueter-crowdsourcing/?fbclid=IwAR0ngM3Mk0w6XJGPqZVdzOIjolIHlT0M4FGeixh0VPDuuO8d0E5xWmFLEeU">des enquêtes, en sollicitant la participation du grand public</a> pour s’informer d’une situation donnée. Ça s’appelle le « crowdsourcing » ou le « journalisme participatif ».</p>



<p>Cette pratique a longtemps existait même si c’est avec l’émergence d’internet, des réseaux sociaux et des outils numériques qu’elle s&rsquo;est amplifiée. </p>



<p>Par ailleurs, le journalisme d’investigation est enseigné dans certains programmes de formation à l’université, notamment en journalisme, en communication ou encore en marketing.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion</strong>&nbsp;</h3>



<p>Vu qu’avec l’internet et les réseaux sociaux le contact virtuel entre les professionnels de l’information et les auditeurs, téléspectateurs et lecteurs est permanent, en Guinée comme ailleurs, nous recommandons aux deux parties de collaborer et d’œuvrer tous en faveur d’une information saine.</p>



<p>Aux citoyens de comprendre que le journalisme n’est pas un métier toujours aisé et aux journalistes d’intégrer dans leur pratique quotidienne des éléments pour éclairer les consommateurs de leurs informations sur leurs techniques et moyens de travail.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billo Lasko: un influenceur, qui s’autocensure pour transmettre du positif</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/11/01/billo-lasko-un-influenceur-qui-sautocensure-pour-transmettre-du-positif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 14:43:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
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					<description><![CDATA[La course aux vues, aux likes et aux partages de contenus à laquelle fait face le monde des réseaux sociaux n’épargne point les internautes guinéens vivant sur place ou hors du pays. Malheureusement, l’envie de toucher le plus de personnes connectées poussent nombre d’entre eux à produire et à diffuser des fausses informations. Mais, heureusement, dans cette eau trouble, de bonnes graines sortent et se distinguent par la production de contenus responsable et éthique. De par leur énergie positive, ces influenceurs parviennent à inspirer positivement leur communauté. Ici, nous vous proposons l’histoire de Billo Lasko, un jeune guinéen vivant en France depuis 2018.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="a6b1aa" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a6b1aa;" decoding="async" width="992" height="1024" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-992x1024.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-753" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-992x1024.webp 992w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-291x300.webp 291w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-768x793.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-1000x1032.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-230x237.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-350x361.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-480x495.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/11/LASKO-1-jpg.webp 1435w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /></figure>



<p><strong>La course aux vues, aux likes et aux partages de contenus à laquelle fait face le monde des réseaux sociaux n’épargne point les internautes guinéens vivant sur place ou hors du pays. Malheureusement, l’envie de toucher le plus de personnes connectées poussent nombre d’entre eux à produire et à diffuser des fausses informations. Mais, heureusement, dans cette eau trouble, de bonnes graines sortent et se distinguent par la production de contenus responsable et éthique. De par leur énergie positive, ces influenceurs parviennent à inspirer positivement leur communauté. Ici, nous vous proposons l’histoire de <a href="https://www.facebook.com/billolasko" class="ek-link">Billo Lasko</a>, un jeune guinéen vivant en France depuis 2018.</strong></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100011267982546" class="ek-link">Mamadou Billo Barry</a> est âgé d’une trentaine d’année. Il est né et grandi à Labé, en Moyenne Guinée. Aujourd’hui il vit à Paris, la capitale française, d&rsquo;où il produit principalement des vidéos. &nbsp;Ses contenus atteignent le million de vues.&nbsp;</p>



<p>Bien que présent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années, c’est seulement en 2020 qu’il décide de se lancer dans la production de contenus. Des vidéos dans lesquelles il véhicule des messages d’amour, de paix et de joie. Petri de talents artistiques notamment dans la danse, l’interprétation musicale ou encore l’humour, Billo a su s’en servir pour réunir et fédérer une forte communauté en toute responsabilité.</p>



<p><strong><em>« Les gens me disent qu’ils aiment regarder mes vidéos parce que les contenus sont intéressants et il n&rsquo;y a ni vulgarité, ni insulte »,</em></strong> nous explique-t-il.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Ne transmettre que positif</strong><strong></strong></p>



<p>Dans les vidéos produites par Billo Lasko, on ne retrouve ni injures, ni propos haineux. Au contraire, il encourage l’instruction et le civisme. Conscient de son influence sur de nombreux guinéens connectés, Billo Lasko n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;autocensurer sur certains sujets.&nbsp;</p>



<p><strong><em>« Parfois, j’enregistre des vidéos et quand mon équipe me dit que ce n&rsquo;est pas bon, je ne publie pas. Je supprime carrément la vidéo. C’est des choses qu’on regrettera toujours dans le futur. Je pense qu’il faut faire des vidéos qui vont apporter quelque chose de positif’’, </em></strong>témoigne le jeune.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Billo Lasko, un influenceur adulé par ses fans</strong></p>



<p>Le travail de Billo laisse des marques positives chez ses milliers d’admirateurs, parmi lesquels des jeunes, des vieux et des femmes.</p>



<p><strong><em>« J&rsquo;entendais souvent mes amis parler de lui, ils me montraient ses vidéos. C’est ainsi que j’ai liké sa page. Aujourd’hui, je suis devenue l’une de ses fans. Ses vidéos me font rire, et puis c&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui danse et chante bien. À chaque fois que je regarde une de ces vidéos, j&rsquo;apprends une leçon. Lui, je crois, il joue vraiment son rôle d’influenceur »,</em></strong> témoigne Houssainatou Baldé, étudiante en licence 1 à l’Université de Sonfonia.</p>



<p>Oumou Khairy Barry, employée d’une entreprise de la place, considère Billo comme son idole. <strong><em>“Il est pétri de talent. Il est unique en son genre, il ne cherche pas à copier les autres, il est authentique et très drôle. C&rsquo;est un jeune qui fait la fierté de la jeunesse guinéenne du côté de Paris. C’est aussi quelqu’un doté d’un grand humanisme. Récemment, il a aidé un jeune qui était dans le besoin. Billo est différent des autres. J&rsquo;apprécie sa façon de faire. C&rsquo;est un homme qui sait créer la confiance avec ses fans’’.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>A titre d&rsquo;exemple, dans <a href="https://www.facebook.com/billolasko/videos/620887539861050/?mibextid=NnVzG8">cette vidéo</a> qui a atteint le million de vues sur Facebook, Billo Lasko encourage un jeune à ne pas abandonner les études. Tout en reconnaissant à celui-ci son talent musical, il lui conseille d&rsquo;éviter les stupéfiants.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Conclusion</strong></p>



<p>Le cas de Billo, confirme donc la possibilité de mobiliser et fédérer une forte communauté sur les réseaux sociaux sans passer par la vulgarité, la diffusion de fausses informations ou de propos haineux. C’est un espace où on peut, surtout, éduquer, informer et changer positivement les mentalités.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Projet IMPACT : l’Ablogui forme des journalistes sur la lutte contre le désordre informationnel</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/08/07/projet-impact-lablogui-forme-des-journalistes-sur-la-lutte-contre-le-desordre-informationnel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 17:23:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[FORMATION 1]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Ablogui]]></category>
		<category><![CDATA[Désordre informationnel]]></category>
		<category><![CDATA[IMPACT]]></category>
		<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
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					<description><![CDATA[Plusieurs journalistes guinéens ont bénéficié d’une semaine de formation sur la lutte contre les messages haineux et les fausses informations dans le cadre du projet IMPACT (Implication des Médias pour une Prévention Active des Conflits et des Tensions).
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-left"><strong>Plusieurs journalistes guinéens ont bénéficié d’une semaine de formation sur la lutte contre les messages haineux et les fausses informations dans le cadre du projet IMPACT (Implication des Médias pour une Prévention Active des Conflits et des Tensions).</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="68605e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #68605e;" decoding="async" width="1024" height="866" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-1024x866.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-600" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-1024x866.webp 1024w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-300x254.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-768x649.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-1000x845.webp 1000w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-230x194.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-350x296.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-480x406.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/FORMATION-jpeg.webp 1229w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Une trentaine de journalistes de la presse écrite et des radios venus de différentes régions administratives de la Guinée avaient rallié la préfecture de Dalaba. Objectif&nbsp;: participer à la formation sur “la lutte contre les messages haineux et les fausses informations”. Une formation qui a été dispensée par l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) dans le cadre du projet IMPACT.</p>



<p class="has-text-align-left">Durant une semaine, du 17 au 22 juillet 2023, ces professionnels de l’information ont bénéficié d’un renforcement de leurs capacités afin de lutter efficacement contre la désinformation et les messages haineux en Guinée. <em>«&nbsp;En cette période cruciale, comment transformer les médias numériques en acteurs de la paix et de lutte contre la désinformation et les messages haineux&nbsp;? C’est l’une des principales activités du projet IMPACT qui se déroule actuellement en Guinée et en Côte d’Ivoire&nbsp;»,</em> a expliqué le président de l’Ablogui, Mamadou Alpha Diallo, lors de la cérémonie de lancement de cet atelier de formation.</p>



<p class="has-text-align-left">Cette formation s’inscrivait dans le cadre du projet IMPACT qui vise à renforcer les capacités des journalistes guinéens et qui a pour ambition de faire de la presse guinéenne un rempart contre la propagation des fausses informations et des propos haineux.</p>



<p class="has-text-align-left">Pour les autorités locales venues au lancement de cette activité, les messages haineux et les fausses informations sont devenus un problème récurrent qui impactent négativement les communautés. <em>«&nbsp;La Guinée, à l’instar des pays de la sous-région et du monde, subit d’énormes problèmes liés aux messages haineux et aux fausses informations à travers lesquels certains internautes des réseaux sociaux nous incitent tous à la violence. Ces phénomènes constituent des obstacles de taille à la stabilité régionale, à la sécurité et à la croissance économique […]&nbsp;»,</em> a souligné le vice-maire de Dalaba, Abdoulaye Dalaba Bah.</p>



<p class="has-text-align-left">Poursuivant, il a estimé qu’une réponse devrait être faite à ces mauvaises pratiques, et a remercié tous les partenaires impliqués dans la réalisation de ce projet. <em>«&nbsp;Nous avons l’impérieux devoir d’apporter des réponses à ces mauvaises pratiques. J’espère que cet atelier permettra de consolider davantage vos connaissances grâce aux outils que vous allez acquérir ici. Les enseignements que vous en tirerez devraient vous être utiles pour votre travail au quotidien. Je tiens à remercier les partenaires impliqués d’avoir mis en œuvre ce projet qui a une importance capitale surtout pendant cette période de transition »</em>, a ajouté M. Bah.</p>



<p class="has-text-align-left">Après 6 jours d’intenses travaux, la formation a été clôturée en apothéose par la remise de satisfecit aux différents bénéficiaires de la formation.</p>



<p class="has-text-align-left">Madame Diop Ramatoulaye Diallo, rédactrice en chef du site d’informations Guinée114.com, après avoir remercié les initiateurs de ce projet, l’ABLOGUI et ses partenaires, a évoqué l’importance des connaissances acquises lors de cet atelier pour les participants. <em>« C’était extrêmement important pour nous de suivre cette formation, et je pense que durant ces 6 jours, nous avons profité pour apprendre comment est-ce qu’il faut s’y mettre et s’y prendre quand il s’agit de la fausse information, les propos haineux sur Facebook et sur d’autres réseaux sociaux »</em>, a-t-elle confié.</p>



<p class="has-text-align-left">Elle a formulé le souhait de perpétuer les connaissances apprises et de les appliquer dans la pratique journalistique : <em>« J’estime et j’espère qu’après aujourd’hui, nous qui avons participé à cette formation, nous allons être des portes flambeau de la lutte contre la désinformation en Guinée et pourquoi pas en Afrique ou en général dans le monde […]? ».</em></p>



<p class="has-text-align-left">Cheick Sékou Berth était également l’un des heureux bénéficiaires de cette formation. Il avait, au nom de tous les participants venu de Kankan, exprimé les sentiments de gratitude à l’égard de ses formateurs et des porteurs de ce projet. <em>« En un mot : merci. Je pense que c’est le mot qui résume le plus tout ce que nous avons vécu ici durant ces 6 jours […] Franchement, en tant que journaliste, je me suis senti un peu profane en découvrant les nouveaux outils sur le Fact Checking. Mais aujourd’hui, je me sens à un niveau plus élevé. Je crois que l’objectif, ce n’est pas de parler, mais d’agir. En fin de compte, avec tous mes camarades qui sont venus de Kankan, nous faisons la promesse que le Fact Checking sera une réalité en Haute-Guinée »</em>, s’est-il engagé.</p>



<p class="has-text-align-left">Financé par la Délégation de l’Union Européenne (DEU) basée au Sénégal,<a href="https://www.impact-plateforme.org/"> le projet IMPACT</a> est mis en œuvre en Guinée et en Côte d’Ivoire et s’étend sur une durée de deux ans, allant de 2022 à 2024. Le projet part du postulat selon lequel une mauvaise utilisation des médias numériques peut conduire à la désinformation et à la propagation de contenus haineux qui alimentent les conflits et tensions dans la sous-région.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lutte contre les propos haineux : le bon geste du Collectif contre la haine ethnique en Guinée</title>
		<link>https://www.impact-plateforme.org/2023/08/04/lutte-contre-les-propos-haineux-le-bon-geste-du-collectif-contre-la-haine-ethnique-en-guinee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aboulaye Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Aug 2023 17:16:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Conakry Live]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Presse Guinée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.impact-plateforme.org/?p=568</guid>

					<description><![CDATA[Le comité de rédaction du projet d’IMPACT a repéré une action menée par le Collectif contre la haine ethnique en Guinée, qui vise à lutter contre les discours de haine dans le pays. Au-delà du fait de féliciter le collectif pour son action, nous souhaitons apporter une méta analyse afin de démontrer que la lutte contre les discours de haine passe aussi par la judiciarisation de ces discours. Car, la haine n’est pas une ”opinion”, et ne devrait, de ce fait, être normalisée par la société, représentée ici par l’institution judiciaire. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-left"><strong>Le comité de rédaction du projet d’IMPACT a repéré une action menée par le Collectif contre la haine ethnique en Guinée, qui vise à lutter contre les discours de haine dans le pays. Au-delà du fait de féliciter le collectif pour son action, nous souhaitons apporter une méta analyse afin de démontrer que la lutte contre les discours de haine passe aussi par la judiciarisation de ces discours. Car, la haine n’est pas une ”opinion”, et ne devrait, de ce fait, être normalisée par la société, représentée ici par l’institution judiciaire.&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-1 tw-gutter-large wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">

<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="af9473" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #af9473;" decoding="async" width="960" height="720" data-id="585" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/M-1-jpeg.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-585" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/M-1-jpeg.webp 960w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/M-1-300x225.webp 300w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/M-1-768x576.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/M-1-230x173.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/M-1-350x263.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/M-1-480x360.webp 480w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Thierno Maadjou Bah, représentant du Collectif contre la haine ethnique en Guinée, brandit une copie de la lettre de dénonciation adressée au procureur général près la Cour d&rsquo;appel de Conakry.</figcaption></figure>

</figure>



<p><strong>Contexte&nbsp;</strong></p>



<p>Lors des manifestations socio-politiques organisées en Guinée, il existe un historique de violences menant parfois jusqu&rsquo;à la tuerie de manifestants. Ces violences en marge des manifestations ont souvent lieu dans la commune de Ratoma, le long de l’autoroute le Prince en haute banlieue de Conakry, une zone majoritairement habitée par des membres de la communauté peulh. Cette situation, que nous déplorons, dure depuis des années. Regrettablement, la justice est très rarement faite sur ces crimes qui ont souvent lieu dans cette zone, sous-desservie par les services de l’État mais sur-policée par la force publique. </p>



<p><strong>Dernières manifestations…&nbsp;</strong></p>



<p>C’est ainsi, lors des dernières manifestations qui ont été appelées par les Forces vives de Guinée (FVG), qu’une dizaine de&nbsp; jeunes ont trouvé la mort sur l’axe le Prince.&nbsp;</p>



<p>Le 08 juin 2023, le chanteur Jack Woumpack, dans une vidéo qu’il a publiée sur sa chaîne Youtube et sur sa page Facebook, s&rsquo;est violemment attaqué à cette communauté.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-left"><strong>[.. Lors des manifestations sur l’axe, ce ne sont pas les corps habillés qui tirent sur les manifestants mais ce sont plutôt les Peulhs qui s’entre-tuent pour non seulement des règlements de compte, mais [aussi] pour s’acquitter de sacrifice humain pour le pouvoir…]&nbsp;</strong></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>[&#8230; Tous les autres Guinéens sont unanimes qu’un Peulh ne gouvernera pas ce pays…]&nbsp;</strong></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>[&#8230; les Peulhs ont le pouvoir économique et intellectuel et maintenant ils sont à la recherche du 3eme pouvoir qui n’est rien d’autre que le pouvoir politique. Le jour où ils auront ce 3e pouvoir-la, ils seront comme Dieu et ça sera à eux de décider quand est-ce que les Guinéens vont manger ou boire… ]</strong></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>[&#8230; Le combat que les Peulhs sont en train de faire est un combat contre Dieu, ils sont en confrontation avec Dieu. D’ailleurs, c’est ce qui fait qu’ils ont perdu beaucoup des leurs…]</strong></p>
<cite>extrait du discours de JACK WOUMPACK </cite></blockquote>



<p>Jack Woumpack, de son vrai nom Jack Gbignamou HABA, est un chanteur guinéen, connu pour ses dénonciations de l&rsquo;état de la société, en langue locale soussou notamment. Il fédère certes une base. Cependant, il est aussi critiqué pour son nomadisme politique par opportunité, son mercenariat d’influence qui semble en ce moment défendre les intérêts du CNRD, l’actuelle junte militaire au pouvoir en République de Guinée.&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Amplifications</strong></h3>



<p>Ses sorties ont suscité de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=_jbj54xdSms">vives réactions et commentaires sur les médias sociaux</a>, notamment de la part d’autres blogueurs, artistes et même de journalistes qui lui ont rappelé sa volonté de susciter de l’adhésion à son programme politique, et la critique d’une posture politique faisant partie du débat public.&nbsp;</p>



<p><strong>La riposte du Collectif contre la haine ethnique en Guinée</strong></p>



<p>Parce que les discours de haine ont tendance à transformer des normes sociétales et/ou légales, il est primordial, aussi, de mobiliser des outils de droits. Ce qui permet par ailleurs de renforcer la légitimité du système judiciaire.&nbsp;</p>



<p>C’est dans cet esprit de quête de justice que le Collectif contre la haine ethnique en Guinée, né à cette occasion, a dénoncé Jack Woumpack chez le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry pour des “<strong>faits délictuels</strong>”.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Ci-dessous la copie de la lettre de dénonciation </strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-dominant-color="adabaa" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #adabaa;" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD1-768x1024.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-570" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD1-768x1024.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD1-225x300.webp 225w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD1-230x307.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD1-350x467.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD1-480x640.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD1-jpg.webp 936w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-dominant-color="b1aeae" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #b1aeae;" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD2-768x1024.webp" alt="" class="not-transparent wp-image-569" srcset="https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD2-768x1024.webp 768w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD2-225x300.webp 225w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD2-230x307.webp 230w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD2-350x467.webp 350w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD2-480x640.webp 480w, https://www.impact-plateforme.org/wp-content/uploads/2023/08/LD2-jpg.webp 936w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p><strong>La reaction de la justice&nbsp;</strong></p>



<p>Dans les heures qui ont suivi cette dénonciation , le ministre de la Justice et des Droits de l’homme a fait des injonctions pour des fins de poursuite judiciaires contre l’artiste pour ses propos incendiaires. Jack Woumpack est par la suite interpellé, mis en garde à vue et jugé en comparution immédiate pour des “faits d’injures, propos ethniques, proférés par le biais d’un système informatique”. </p>



<p><strong>Reconnaissance des faits&nbsp; et condamnation de Jack Woumpack</strong></p>



<p>Le 20 juin 2023, au Tribunal de première instance de Coyah, le ministère public requiert une condamnation contre l’artiste Jack Woumpack : un an&nbsp; d’emprisonnement dont huit (8) mois avec sursis et le paiement d’une amende de 80 millions de francs guinéen. L&rsquo;artiste mis en cause pour ses propos, jugés <a href="https://www.youtube.com/watch?v=UAA9mo_OxTo" class="ek-link">suffisamment graves</a> par les autorités judiciaires, a <a href="https://www.youtube.com/watch?v=rb_Aqhaxs18">reconnu</a> une grande partie des faits qui lui sont reprochés et avait demandé pardon à la barre.&nbsp;</p>



<p>Au bout du procès, Jack Woumpack est condamné à <a href="https://guineenews.org/urgent-coyah-lartiste-jack-woumpack-condamne-a-12-mois-assortis-de-sursis/" class="ek-link">12 mois de prison </a>assortis de sursis, avec mis à l’épreuve consistant au retrait de la publication ayant entraîné la poursuite, à la publication d’un message d’excuse par la même voie, à l’interdiction de publier sur les réseaux pendant la même période dès après la publication du message d’excuse et au paiement d’une amende de 10 millions de francs guinéens.</p>



<p><strong>Conclusion </strong></p>



<p>Enfin, il faut féliciter le Collectif contre la haine ethnique en Guinée pour sa démarche et aussi saluer la réaction rapide des autorités  judiciaires  guinéennes, qui ont agit  en faveur de la défense des droits d’une communauté visée. Ceci est un bel exemple et peut contribuer à dissuader d&rsquo;éventuels promoteurs de propos haineux dans le pays. </p>
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